Sciences : théorie de la nucléation | Découverte

Plus haut
Creative Commons License photo credit: iko

Imaginez un très petit objet dur, formé d’une centaine de molécules. Lancez sur cet objet un atome de la même matière, l’atome va rebondir sur l’objet.

Renouvelons l’expérience, avec un objet « mou » cette fois. On imagine alors l’intégration de l’atome à l’agrégat…

Même si tout ceci parait à la fois limpide et incontestable, tout n’est pas si simple.

Lorsqu’un humain plonge dans l’eau, la « dureté » de l’eau est fonction de la hauteur du plongeon, donc de la vitesse de l’impact. Au dessus d’une certaine vitesse, les effets sont les mêmes que si le plongeur percutait un mur de béton.

Des chercheurs du Laboratoire collisions agrégats réactivité (LCAR, CNRS/Université Toulouse 3) ont réalisé une expérience qui montre comment le collage d’une molécule d’eau sur un agrégat d’eau (petites gouttelettes composées d’une dizaine à quelques centaines d’atomes) dépend de la vitesse d’impact. Selon qu’elle soit lente ou rapide, l’agrégat se comporte comme un objet « mou» ou «dur», favorisant ou défavorisant respectivement le collage de la molécule sur l’agrégat. (Sources : CNRS )

Au delà des imbrications scientifiques comme l’étude de la formation des nuages, ce nouveau pas dans l’étude de la formation des agrégats pourrait aussi avoir des implications sociologiques, ou politiques : Pour s’intégrer dans un groupe, dans une communauté ou dans un réseau social, et afin de ne pas « rebondir », il serait nécessaire de le faire sans être trop énergique (ou énergétique).

Mais la sagesse populaire le sait depuis longtemps : Arriver comme un chien dans un jeu de quilles n’est pas la solution pour être bien reçu.

Lire aussi: