Le jeu est le travail de l’enfant

Have fun...!!! Ü
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En contemplant cette jolie photographie  sur Flickr, cette phrase de Pauline Kergomard (parfois aussi attribué à René Château) me revient en mémoire :

Le jeu est le travail de l’enfant…

Le jeu est une action ou une activité volontaire, accomplie dans certaines limites fixées de temps et de lieu, suivant une règle librement consentie et complètement impérieuse, pourvue en soi, accompagnée d’un sentiment de tension et de joie, et d’une conscience d’être autrement que dans la vie quotidienne.
(Huizinga dans « Homo ludens »).

Comme elle est jolie cette activité ludique ! Comme elle est riche ! Comme elle est essentielle !

Mais qu’est-ce que cela veut-il dire « jouer » ?

Les psychologues listent en général une dizaine de critères pour dépeindre le jeu, j’en retiens une grosse moitié comme fondamentaux :

  • Le jeu est sa propre production.  On a rien en plus après avoir jouer, on joue pour … jouer. On dit que le jeu est autotélique. Du grec autos (soi-même) et telos (but).
  • On ne peut jouer « à moitié ». On joue ou on ne joue pas ; et on ne peut faire autre chose en même temps.
  • Le jeu est un acte volontaire. Forcer un enfant à jouer est impossible.
  • Le jeu est symbolique.
  • Jouer c’est faire semblant que… mais sans illusion : on sait quand on joue !
  • Jouer donne du plaisir !

2009, vue par l’oeil matheux

Beaucoup d’entre nous ont oublié les connaissances mathématiques issues de l’école. Malgré tout, certains éléments, un peu magique sont encrés profondément : Les nombres premiers font parties, pour certains de cette substantifique moelle…

Pour les autres, un nombre premier est un nombre uniquement divisible par 1 et par lui même.

Par exemple 13 est premier, car seuls 1 et 13 le divise; par contre 14 n’est pas premier (2 divise 14)…

A chaque nouvelle année, la partie de mon cerveau qui est dédié aux mathématiques se pose la question de savoir si ce millésime est premier ou pas.

Little Professor Hand-held Calculator
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Je suis né en 1967. Contrairement à ce qu’on pourrait penser 1967 n’est pas premier : 1967=7 * 281.

En fait jusqu’à  aujourd’hui 1973, 1979, 1987, 1993, 1997, 1999 et 2003 étaient des nombres premiers.

Et 2009 alors ?

Time Spiral
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Et bien non ! 2009 n’est pas premier : 2009=7*7*41

parole2

Samantha…Qui ???

Aux Etats-Unis, « Samantha…Qui? », diffusée sur ABC, a réuni en moyenne 11,3 millions de téléspectateurs enregistrant les meilleurs audiences pour une nouvelle comédie durant la saison 2007-2008.

Succès logique car cette série est à l’image de son héroïne: irrésistible!

« Samantha…Qui? » Marque aussi le retour de Barry Watson vu dans « 7 à la maison » et « What about Brian », de Melissa McCarthy alias Sookie de « Gilmore Girls » et de Jean Smart vu dans « 24 heures Chrono ».

La série a remporté en 2008 le prix de la meilleure comédie aux People’s Choice Awards et a également été récompensée d’un Emmy Award pour l’interprétation de Jean Smart dans la catégorie meilleure actrice de second rôle.

Humeur : adieu soeur Emmanuelle

wow
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La famille de Soeur Emmanuelle était originaire du Nord de la France et de la Belgique, mais même si je suis attaché à ma région, ce n’est pas à cause de cela que je suis triste ce soir.

Elle est partie, la petite sœur des pauvres, à son age c’est assez normal.

Ce n’est probablement pas ça qui me rend triste…

C’est surement la voix criarde de Nikos Aliagas que j’entends au travers de la porte du salon…

Merci mon garçon a-il dit à Grégoire venu poussé la chansonnette… Mon garçon ?! Mais pour qui se prend-il, ce gros c. ???

J’avais déjà fait sourde oreille tout à l’heure alors qu’il manquait de respect pour Scorpions…

C’est vraiment toujours les meilleurs qui s’en vont…

Adieu soeur Emmanuelle, repose en paix.

Loin des cons.


Découvrez Scorpions!

Shtar Mahaba : La moitié de l’amour

Les enfants de Chenini
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La moitié de l’amour, ou Shtar Mahaba, ce film tunisien qui divise l’amour en deux, risque bien de diviser également les tunisiens.

Selon le scénariste Mohamed Raja Farhat, les femmes (dans les sociétés islamiques) sont encore aux avant-postes de tragédies sociales, économiques, intellectuelles et de développement.

Ce film réalisé par Kalthoum Bornaz nous raconte l’histoire de Selim et Selima, des jumeaux dont la mère est morte à leur naissance. En grandissant, Selima apprend que selon la loi, une fille ne peut revendiquer que la moitié de la part de l’héritage de son frère. La moitié de l’héritage, pourquoi ? N’as-t-elle droit qu’à la moitié de l’amour ?

La sortie du film est pour bientôt, la réalisatrice sous les projecteurs… Mais la société tunisienne en profitera-t-elle pour enclencher un débat sur le droit des femmes ?

J’ose l’espérer…


Affronter Kasparov pour promouvoir les échecs à l’école

On est d’accord avec moi en Belgique sur l’intérêt du jeu d’échecs à l’école ! Depuis 1993 je milite à ma petite échelle pour que l’intérêt du jeu d’échecs en structure scolaire soit pris en compte.

Ainsi l’introduction de mon mémoire professionnel, rédigé en 1993 était :

Faire partager sa passion est un privilège. Lorsque celle-ci par sa richesse peut aider à l´ épanouissement intellectuel de chacun, ce privilège devient un devoir.

C´est pourquoi j´ai choisi de m´exprimer sur ce sujet en étant conscient des risques que j´encourais à quitter le chemin du classicisme.

« Les échecs sont trop sérieux pour être un jeu et trop futiles pour être une science… » écrivait Flaubert dans son Dictionnaire des idées reçues. Il est en effet solidement ancré dans l´inconscient collectif que jeu et science ne font pas bon ménage.

En Occident le jeu, quand il n’est pas directement assimilé aux vices, prête à sourire : jouer n´est en aucun cas sérieux.

En Orient par contre le jeu rime avec sagesse, le Go est une véritable institution au Japon, il est enseigné dans les écoles, où on y délivre des diplômes de progression. Ce jeu confère une importance sociale à l´individu proportionnellement au niveau acquis.

Jeu de Go

Dans les républiques Slaves, les échecs sont enseignés jusqu´à l´université. Les GMI (Grands Maîtres Internationaux) ont une influence politique considérable. Ainsi, à l´Est le jeu n´est pas comme en Europe synonyme de perte de temps.

Pourtant à l´Ouest, de tout temps, des sociologues se sont penchés sur les bienfaits du jeu pour les tout jeunes enfants. Pauline Kergomard, Inspectrice Générale des Ecoles Maternelles n´écrivait-elle pas, à la fin du siècle dernier: Le jeu est le travail de l´enfant ?

Le jeu de l´enfant n´est pas seulement divertissement ou détente, il est aussi une façon d´être et d´appréhender le monde. Quatre institutrices du territoire de Belfort : Mmes Hutges, Isaac, Jucquin, Verbovski, assistées de leur conseillère pédagogique, Mme Chenderowsky, ont conduit une expérience sur le jeu d´échecs en grande section d´école maternelle.

Les objectifs visés par le projet concernaient différents domaines:

  • le langage
  • la motricité
  • les activités artistiques et créatrices
  • la formation de l´esprit scientifique.

Ce travail très riche et très intéressant a été consigné dans une plaquette éditée par le CRDP de Besançon.

Ainsi, si Pauline Kergomard a fait inscrire le jeu à la première ligne du programme officiel des Ecoles Maternelles dès le 18 janvier 1887, il est totalement banni du système éducatif dès l´entrée au collège (en dehors des activités du foyer socio-éducatif.)

Vous pouvez lire cet réflexion dans son intégralité : ici

Pourquoi évoquer ce travail 15 ans après ?

Simplement parce que je viens de tomber sur ceci :

Pour promouvoir le jeu d’échec, trois chefs d’entreprises – Jan Callewaert (Option), Inge Geerdens (CVWarehouse) et Gabriel Fehervari (Alfacam) – vont offrir la possibilité à des élèves de l’enseignement primaire d’affronter le célèbre joueur d’échec, Gary Kasparov. Les trois chefs d’entreprises plaident pour que les échecs soient enseignés à la fin de l’école primaire.

7s7:lire l’article complet


(clic pour info licence)