Jeudi échecs : Un outil pour les pédagogues #chess

Trop occupé pour vous concocter le traditionnel problème du jeudi, je vous propose aujourd’hui de télécharger un document pédagogique.

En effet je prépare le DAFFE 1

Il confère le titre d’animateur de la Fédération Française des Échecs et autorise son titulaire à exercer des fonctions d’animation au sein des clubs, des établissements scolaires, des écoles d’échecs, des associations, des MJC… Il est obligatoire pour ceux ou celles qui veulent pratiquer l’animation d’échecs en étant régulièrement rémunéré.

Dans le cadre de ce diplôme il faut préparer une Séance d’animation :

Présentation et conduite d’une séance d’initiation, à l’issue du stage théorique, à l’attention d’un groupe de jeunes ou adultes et devant un jury, suivi d’un entretien où le candidat justifie sa démarche pédagogique et effectue l’analyse critique de la séance.

J’ai préparé une séquence sur les finales de pions :

Public visé :

Débutants connaissant parfaitement le déplacement des pièces.

Pré-requis :

On supposera que :

  1. Les joueurs savent mater avec Dame contre Roi dépouillé.
  2. Les joueurs connaissent le pat.

Objectifs pédagogiques :

  1. Prendre une conscience aigue de l’importance du trait.
  2. Juger rapidement les situations simples (Nulle ou de gain.)
  3. Connaitre la définition de l’opposition
  4. Appréhender l’opposition éloignée.

Intégration dans une progression de séquences sur les finales de pions : 6heures

  1. Roi et un Pion contre Roi (1 heure)
  2. Cas particuliers : pion de la tour, le piège du pion du cavalier  (1 heure)
  3. Roi et un Pion contre Roi et un Pion sur la même colonne. (1 heure)
  4. Roi et un Pion contre Roi et un Pion sur des colonnes différentes. (1 heure)
  5. Roi et deux Pions contre Roi et un Pion. (2 heures)

Vous pouvez télécharger gratuitement ce document (Word 2007)

Initiation à Python : procédures et premières boucles

Wikipedia dixit :

Python est apprécié par les pédagogues qui y trouvent un langage où la syntaxe, clairement séparée des mécanismes de bas niveau, permet une initiation plus aisée aux concepts de base de la programmation.

Dans le cadre d’une structure « soutien-excellence » j’ai la chance d’animer pour des élèves de troisième, un module d’initiation à la programmation d’algorithmes numériques.

Oh ! nous y allons doucement, et si nous nous sommes surtout amusé la première fois avec l’IDLE,  l’environnement intégré à Python, nous avons aujourd’hui pénétré un peu dans la magie de la programmation.

def table(x):
    "la table de x"
    i=0
    while (i<10):
        i=i+1
        print i,"*",x,"=",x*i

def tables(x):
    "les x premières tables"
    i=0
    while (i<x):
        i=i+1
        table(i)
        print 30*"_"

Pas grand chose en effet dans ce petit bout de code :
Deux procédures définies par le mot clef « def ». Elles contiennent chacune une boucle « while » (tant que…)
(Ne me reprochez pas de ne pas utiliser « for », je m’adresse à des débutants)

Une procédure est une partie de programme indépendante des autres procédures.
La première procédure appelé « table » attend une valeur entière: La première ligne entre guillemets est une documentation de la procédure. Une fois le programme chargé et exécuté (Run Module F5), si l’on tape dans l’iIDLE « table(« …

Python a la gentillesse de nous dire ce qu’il attend !

  • Que fait cette procédure ?

Elle crée une boite une variable i dans laquelle elle range qu’elle initialise avec la valeur 0. (i=0)

Et tant que la variable i est inférieure à 10 :

  1. Elle remplace le contenu de la boite la variable i par i+1.
  2. Elle affiche successivement i, le signe multiplié, le nombre de départ x, le signe « égal » est le produit de x par i.

On sortira donc du « tant que » quand i sera égal à 11 pour n’afficher que les tables de 1 à 10 :

La deuxième procédure tables(x), elle affichera les tables de 1 à x :

Vous en savez assez pour étudier vous-même son fonctionnement !

  • Remarque

J’aurais aimé (mais ce ne fût pas le cas) devoir répondre à une question concernant la boite variable i présente dans les deux procédures, avec des valeurs différentes… et embrayer sur le caractère local des variables : les deux variables i sont différentes, chaque procédure à la sienne…

Mathématiques amusantes : problème ouvert de géométrie.

Le problème est le suivant. On a un triangle équilatéral ABC, un point M, d’humeur bucolique qui se promène dans le triangle.

On appelle D, E et F les pieds des perpendiculaires en M au trois côtés du triangle.

Question : Ou doit-on placer M pour que la somme MD+ME+MF soit minimum ?

 

J’aime beaucoup ce type de problème, simple mais qui parait ardu quand on ne sait pas par quel bout le prendre.

On commence tous par laisser parler son intuition.

Paroles d’élève :

– » C’est simple, on a qu’à coller M sur un sommet (Le jeune homme avait dit « coin » mais je n’ai plus l’audition excellente que j’avais à 20 ans NDLR) , on aura alors plus qu’un segment, ça sera forcement plus petit !

– « Bah non, ton trait sera vachement plus long que si on le met au milieu d’un côté ! »

– » Oui mais toi il t’en reste deux, des segment, et deux est plus grand que 1… »

– » Dans un triangle équilatéral, on sait que les intersections de toutes les droites remarquables sont au même endroit. A tous les coups c’est là ! »

-« Pas con ! »

-« Euh, avec 3 segments on aurait une distance plus courte qu’avec un seul ? je veux bien parier ! »

– » On a qu’à essayer sur l’ordi »

Oh comme elle est bonne cette idée ! Nous disposons d’outils puissants et agréable à utiliser, comme geogebra, qui peuvent nous donner la piste à suivre. On sait tous qu’il faudra démontrer quelque chose, mais avant de se lancer, ayons une conviction forte du résultat !

En bougeant le point M, on s’aperçoit qu’il semble bien que la somme MD+ME+MF ne dépende pas du point M… C’est fou !

Petite remarque informatique avant de passer à la démonstration : La syntaxe pour insérer une zone de texte dans géogebra en mélangeant du texte et des valeurs est particulière et dépend de la version :

Dans la dernière que j’utilise (3.1.27) si on veut afficher A + B = valeur de A + valeur de B = valeur de (A+B) on doit entrer :
 » A + B =  » + A +  » +  » + B +  » =  » + (A+B)

Je trouve personnellement que le choix du signe « + » pour la concaténation des chaines de caractères est discutable, mais bon… Ne nous éloignons pas.

On démontre ?

On démontre

J’ai pris l’habitude de donner des indices de démonstration sous la forme d’une liste de mots, et c’est au deuxième mot que la lumière fût :

  1. AIRES (J’ avais souligné le S)
  2. PUZZLE

En exprimant que la sommes des aires des trois triangles de couleurs différentes est égale à A l’aire du triangle équilatéral de côté c on a :
A = MDxc/2 +MExc/2 + MF*c/2

d’où 2A= c (MD+ME+MF)

et enfin MD+ME+MF = 2A/c
Cette somme ne dépend pas de l’endroit où ce trouve M dans le triangle ABC…

Les échecs à l’école pour donner le goût d’apprendre

Les échecs à l’école sont un thème récurent sur Woufsblog.  Je milite depuis fort longtemps pour que ce sport soit reconnu et pratiqué dans l’Education Nationale. (Vous pouvez relire mon mémoire professionnel, à ce sujet  ici)

Je viens de tomber sur cette vidéo canadienne, qui ajoute sa pierre à l’édifice :

Pas encore convaincu ?

Alors je vous offre ce petit problème, plus mathématique qu’échiquéen…



Dans la position du diagramme, les 8 tours blanches sont positionnées de telle façon qu’aucune n’en attaque une autre. C’est à dire qu’il n’y a pas deux tours sur la même colonne, ni deux tours sur la même rangée. De combien de façons peut-on construire un tel diagramme ?

Le jeu est le travail de l’enfant


photo credit: Denis Collette…!!!

En contemplant cette jolie photographie  sur Flickr, cette phrase de Pauline Kergomard (parfois aussi attribué à René Château) me revient en mémoire :

Le jeu est le travail de l’enfant…

Le jeu est une action ou une activité volontaire, accomplie dans certaines limites fixées de temps et de lieu, suivant une règle librement consentie et complètement impérieuse, pourvue en soi, accompagnée d’un sentiment de tension et de joie, et d’une conscience d’être autrement que dans la vie quotidienne.
(Huizinga dans « Homo ludens »).

Comme elle est jolie cette activité ludique ! Comme elle est riche ! Comme elle est essentielle !

Mais qu’est-ce que cela veut-il dire « jouer » ?

Les psychologues listent en général une dizaine de critères pour dépeindre le jeu, j’en retiens une grosse moitié comme fondamentaux :

  • Le jeu est sa propre production.  On a rien en plus après avoir jouer, on joue pour … jouer. On dit que le jeu est autotélique. Du grec autos (soi-même) et telos (but).
  • On ne peut jouer « à moitié ». On joue ou on ne joue pas ; et on ne peut faire autre chose en même temps.
  • Le jeu est un acte volontaire. Forcer un enfant à jouer est impossible.
  • Le jeu est symbolique.
  • Jouer c’est faire semblant que… mais sans illusion : on sait quand on joue !
  • Jouer donne du plaisir !

Froid… Mais qu’est-ce que cela veut dire ?

Tout est parti d’une bêtise d’enfant entendu à une sortie d’école.

Au pôle Nord il fait -800 degrés!


Fort de ma présomptueuse culture scientifique j’attendis le repas pour expliquer à ma progéniture que certaines températures n’existent simplement pas. Ainsi ce -800° Celsius, dont l’excès éveillait les fantasmes scientifiques naissants de ces jeunes élèves frileux n’appartient pas au monde réel. La température minimale qu’on pourrait théoriquement atteindre dans l’univers est environ -273°C.
Cette température est le zéro absolu.

Mais, si l’enfant est imperméable au grande déclamations culturelles, il est curieux et parfois contestataire :

Bah ce n’est pas possible, ça peut pas … s’arrêter !

Que répondre à ça, avec une fourchetée haricots verts devant la bouche, quand ses souvenirs de Sciences Physiques commencent à s’estomper. Une parabole me sortit d’ affaire:

Les choses contiennent des espèces de petites bestioles, appelées calories et plus il y en a, plus c’est chaud, moins il y en a, plus c’est froid…

Alors quand on enlève la dernière on a atteint la température en dessous de laquelle on ne peut pas aller.

c q f d ( Mais avec l’impression de dire un peu n’importe quoi, quand même.)


photo credit: Ayres no graces

Donc, petit tour (de quelques heures quand même) sur le Web pour me rafraîchir neurones et synapses, et rédaction de ce billet pour être utile et pardonné.

La calorie est une unité d’énergie calorifique, définie comme la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température d’un gramme d’eau de 14,5 °C à 15,5 °C. Rien à voir avec la bestiole de ma parabole !

D’après Wikipedia on peut définir la température comme une mesure indirecte du degré d’agitation microscopique des particules.

En gros plus ça bouge, plus c’est chaud, et l’immobilité microscopiques (impossible) serait la barrière du zéro absolu.

Mais alors, existe t-il aussi une température maximum ?

C’est une autre histoire !



Affronter Kasparov pour promouvoir les échecs à l’école

On est d’accord avec moi en Belgique sur l’intérêt du jeu d’échecs à l’école ! Depuis 1993 je milite à ma petite échelle pour que l’intérêt du jeu d’échecs en structure scolaire soit pris en compte.

Ainsi l’introduction de mon mémoire professionnel, rédigé en 1993 était :

Faire partager sa passion est un privilège. Lorsque celle-ci par sa richesse peut aider à l´ épanouissement intellectuel de chacun, ce privilège devient un devoir.

C´est pourquoi j´ai choisi de m´exprimer sur ce sujet en étant conscient des risques que j´encourais à quitter le chemin du classicisme.

« Les échecs sont trop sérieux pour être un jeu et trop futiles pour être une science… » écrivait Flaubert dans son Dictionnaire des idées reçues. Il est en effet solidement ancré dans l´inconscient collectif que jeu et science ne font pas bon ménage.

En Occident le jeu, quand il n’est pas directement assimilé aux vices, prête à sourire : jouer n´est en aucun cas sérieux.

En Orient par contre le jeu rime avec sagesse, le Go est une véritable institution au Japon, il est enseigné dans les écoles, où on y délivre des diplômes de progression. Ce jeu confère une importance sociale à l´individu proportionnellement au niveau acquis.

Jeu de Go

Dans les républiques Slaves, les échecs sont enseignés jusqu´à l´université. Les GMI (Grands Maîtres Internationaux) ont une influence politique considérable. Ainsi, à l´Est le jeu n´est pas comme en Europe synonyme de perte de temps.

Pourtant à l´Ouest, de tout temps, des sociologues se sont penchés sur les bienfaits du jeu pour les tout jeunes enfants. Pauline Kergomard, Inspectrice Générale des Ecoles Maternelles n´écrivait-elle pas, à la fin du siècle dernier: Le jeu est le travail de l´enfant ?

Le jeu de l´enfant n´est pas seulement divertissement ou détente, il est aussi une façon d´être et d´appréhender le monde. Quatre institutrices du territoire de Belfort : Mmes Hutges, Isaac, Jucquin, Verbovski, assistées de leur conseillère pédagogique, Mme Chenderowsky, ont conduit une expérience sur le jeu d´échecs en grande section d´école maternelle.

Les objectifs visés par le projet concernaient différents domaines:

  • le langage
  • la motricité
  • les activités artistiques et créatrices
  • la formation de l´esprit scientifique.

Ce travail très riche et très intéressant a été consigné dans une plaquette éditée par le CRDP de Besançon.

Ainsi, si Pauline Kergomard a fait inscrire le jeu à la première ligne du programme officiel des Ecoles Maternelles dès le 18 janvier 1887, il est totalement banni du système éducatif dès l´entrée au collège (en dehors des activités du foyer socio-éducatif.)

Vous pouvez lire cet réflexion dans son intégralité : ici

Pourquoi évoquer ce travail 15 ans après ?

Simplement parce que je viens de tomber sur ceci :

Pour promouvoir le jeu d’échec, trois chefs d’entreprises – Jan Callewaert (Option), Inge Geerdens (CVWarehouse) et Gabriel Fehervari (Alfacam) – vont offrir la possibilité à des élèves de l’enseignement primaire d’affronter le célèbre joueur d’échec, Gary Kasparov. Les trois chefs d’entreprises plaident pour que les échecs soient enseignés à la fin de l’école primaire.

7s7:lire l’article complet

Dimensions, les mathématiques font rêver


photo credit: COMALA

Ma veille mathématique m’a conduite aujourd’hui sur le NouvelObs.com, où j’ai découvert l’existence d’un film d’animation sur les mathématiques:

Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. Sur l’écran, le globe terrestre sphérique se métamorphose en planisphère. Des polyèdres tournent et coupent des plans sous l’oeil médusé de lézards. Le portrait d’un mathématicien pivote, se dilate, garde sa forme. Des figures incroyables et tordues jaillissent de l’écran. Les craies crissent au tableau pour appuyer les démonstrations.

La bande-annonce, bien que jolie, ne nous en apprend pas beaucoup sur le contenu de ce film :

Alors je vais vous raconter un peu plus :

Chapitre 1 : la dimension deux

Hipparque explique comment deux nombres permettent de décrire la position d’un point sur une sphère.
Il explique la projection stéréographique : comment dessiner la Terre ?

Chapitre 2 : la dimension trois

M.C. Escher raconte les aventures de créatures de dimension 2 qui cherchent à imaginer des objets de dimension 3

Chapitres 3 et 4 : La quatrième dimension

Le mathématicien Ludwig Schläfli nous parle d’objets dans la quatrième dimension et nous montre un défilé de polyèdres réguliers en dimension 4, objets étranges à 24, 120 et même 600 faces !


Chapitres 5 et 6 : Nombres complexes

Le mathématicien Adrien Douady explique les nombres complexes. La racine carrée des nombres négatifs expliquée simplement. Transformer le plan, déformer des images, créer des images fractales.

Chapitres 7 et 8 : La fibration

Le mathématicien Heinz Hopf décrit sa « fibration ». Grâce aux nombres complexes il construit de jolis arrangements de cercles dans l’espace.

Chapitre 9 : Preuve

Le mathématicien Bernhard Riemann explique l’importance des démonstrations en mathématiques. Il démontre un théorème sur la projection stéréographique.

En aucun cas vous ne devez être effrayé par le contenu mathématique, riche certes, mais distillé gentiment, tranquillement !


LIENS :

Chewing-gum en classe ? et pourquoi pas !

photo credit: Special

– Ton chewing-gum à la poubelle, s’il te plait !

Combien de fois ai-je prononcé cette phrase dans le cadre de mon activité professionnelle…

Probablement quelques centaines de fois !

Pourquoi ? Les raisons sont multiples et vont de l’article inscrit au règlement intérieur jusqu’à l’impression (fondée ?) d’un manque de respect liée à la rumination nonchalante de certains…

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ( C’est mon avis et je n’en ai jamais changé ) et un article dans le Nouvel Obs d’aujourd’hui vient d’ébranler mes certitudes !

Mâcher un chewing-gum permet de réduire le stress et l’anxiété, améliore la vigilance et augmente le niveau de performance globale.

A une époque ou les sportifs se ruinent la santé en consommant des substances prohibées, ne devrions nous pas glorifier un produit qui augmente les performances globales sans nous causer de préjudice de santé, dans le cadre d’une consommation raisonnable ?


photo credit: thejbird

 

Pipicule n’est pas un gros mot. Un jour un mot.

Pipicule n’est pas un gros mot. Encore moins une forme conjuguée.

Si j’en crois mon Littré :

PIPICULE [pi-pi-ku-l’] s. m.

Oiseau de la famille des pics, dit dendrocolaptes (Illiger), venant des mots grecs, arbre et frapper.


photo credit: didl

La photo n’est pas contractuelle, comme ils disent dans les pubs, en effet il s’agit ici d’un pic vert…

En tout cas, ce mot aurait eut sa place dans la bouche du capitaine Haddock, non ? Mille sabords !

LIENS EXTERNES :