
C’est dans le journal russe Novoie Vremia qu’est parue cette étude, en 1895.

Son auteur Troitzky avait ajouté : Les Blancs jouent et gagnent.

Le peu de matériel restant nous simplifie un peu la tâche pour commencer :
1 Fh6+ est forcé pour ne pas perdre l’unique pion.
1 …Rg8 (comprendre la notation algébrique)
2 g7 pour la même raison est obligatoire…
2… Rf7

Mais maintenant comment continuer ?
On imagine bien un yoyo du roi noir entre les cases g8 et f7, et si le roi blanc prend en e7 alors que le roi noir se trouve en g8, il y a pat.
la solution est… mystique! ou mystifiante …
3 g8D!

On fait tout pour garder ce pion, pour finalement le donner ?
Et oui…
Parce que sur 3… Rxg8
Il suit 4 Re6, et les Noirs sont en zugzwang et n’ont que l’horrible 4 … Rh8
5 Rf7 libère le pion « e » des noirs pour éviter le pat…

Les noirs peuvent jouer (Pas pat!) 5 …e6 (ou 5 ….e5) et 6 Fg7 mat conclue cette magnifique étude !
L’étude
Troitzky donne sa dame neuve pour mettre les Noirs en zugzwang. Deux autres études jouent de la même corde : Heuacker, 1930, où il s’agit de gagner l’ingagnable, et un zugzwang de 1981 où l’égalité matérielle la plus rigoureuse n’empêche rien.
Joli !
Et comme je découvre ce blog (par Blogasty) je vais avoir de la lecture avec les articles précédents !
Merci, Big
je peux t’appeler Big ? 🙂
Bonjour,
Dans quel roman policier cette composition joue-t-elle le rôle d’un indice servant à identifier l’assassin ?
Merci : C’est pour un concours.