Capablanca raconte : le pion arriéré, une faiblesse qui ne se répare pas

Un pion en c7 qui n'atteindra jamais c5, et toute une espagnole qui s'effondre : Capablanca ouvre son dernier chapitre par une leçon de structure.

Un pion en c7 qui n'atteindra jamais c5, et toute une espagnole qui s'effondre : Capablanca ouvre son dernier chapitre par une leçon de structure.

Du tabouret à la rivière, puis à la laiterie : où toucher la berge pour marcher le moins possible ? Aucune distance n'est donnée, et ce n'est pas un oubli. Le problème a dix-huit siècles.

Le dernier texte du recueil, et le seul qui parle des enseignants plutôt que des élèves : pourquoi l’imagination ne se distribue pas en heures de formation, et ce que Whitehead appelle « le fait clé de l’éducation ».

Sixième épisode sur Mein System : une colonne est ouverte quand c'est votre propre pion qui manque. Comment on la fait naître, et pourquoi l'occuper n'est jamais le but.

Sixième épisode : ce que les auteurs arabes ont noté des échecs indiens — trois règles que la Perse n'a pas prises, un éléphant qui saute tout droit, et le témoignage d'al-Bīrūnī.

Depuis quelque temps, mon imprimante a un comportement de « mauvais élève » : elle rend un travail sur deux. Je lançe l’impression d’un PDF, la fenêtre se referme en silence, et rien ne sort. Pas de message d’erreur, pas de travail…

Trois hommes, trois sacs de butin, une barque pour deux et aucune confiance. Un casse-tête dont l'ancêtre remonte au maître d'école de Charlemagne.

Un blitz imparfait, mais une miniature comme je les aime : le fou ressort par g7, le cavalier saute en g3, et les Noirs matent au 18e coup.

En 1908, Poincaré raconte à des psychologues comment ses découvertes lui sont venues : une nuit de café noir, un omnibus à Coutances, une falaise, un boulevard. Et pourquoi l’illumination n’arrive qu’après le travail.

Marshall contre Lasker, 1907 : un coup de tour d'apparence anodine force l'adversaire à priver son propre cavalier de sa meilleure case.

Cinquième épisode sur Mein System : ne jamais chasser les pions tant que le développement est inachevé — sauf au centre. Et les deux gambits où le siècle a donné tort à Nimzowitsch.

Lancez trois dés, faites un calcul, donnez-moi le total : je vous dis vos trois dés. Un tour de société de 1917 qui est, mot pour mot, un programme de calcul — et dont le numéro de problème vaut le détour.

Devant le Congrès international des mathématiciens de 1912, Whitehead affirme qu’enseigner les mathématiques, c’est enseigner la précision logique — puis passe le reste de sa communication à empêcher qu’on le comprenne de travers.

Cinquième épisode : au IXe siècle, le poète cachemirien Rudraṭa compose des strophes qui donnent le même vers qu'on les lise à la file ou en suivant la marche du char, du cheval ou de l'éléphant.

Gambit Portsmouth en blitz : la dame noire se promène, le pion c file de c2 à c8. Les Blancs jouent et gagnent au 19e coup.

Un téléphone payé 1 199 euros, jamais reçu, puis deux semaines de réponses contradictoires entre Free et UPS. Voici le récit documenté d’un remboursement qu’il a fallu arracher.

Défendre en attendant, c'est déjà perdre : deux finales à quatre tours où Capablanca immobilise les tours adverses et garde les siennes libres.

Le tonneau est-il plus qu'à moitié plein ? Deux hommes en débattent, sans règle ni ficelle. La réponse n'est pas un calcul mais un geste — et elle ne dépend d'aucune dimension.

La boutade prêtée à Bent Larsen contre la plus sage des défenses : d’où vient la Caro-Kann, pourquoi la phrase est sans source, et comment Larsen la jouait lui-même.

Quatrième épisode sur Mein System : un pion central libre est un évadé qu'il faut tuer ou emprisonner. La première apparition du blocus, et un cavalier au bord que le moteur approuve.

Une position gagnée perdue en trois coups, puis un gain simple manqué : les finales les plus fréquentes du jeu sont aussi celles qu'on maîtrise le moins.