Nimzowitsch raconte : un garçon de six ans à la Bourse

Cinquième épisode sur Mein System : ne jamais chasser les pions tant que le développement est inachevé — sauf au centre. Et les deux gambits où le siècle a donné tort à Nimzowitsch.

Cinquième épisode sur Mein System : ne jamais chasser les pions tant que le développement est inachevé — sauf au centre. Et les deux gambits où le siècle a donné tort à Nimzowitsch.

Lancez trois dés, faites un calcul, donnez-moi le total : je vous dis vos trois dés. Un tour de société de 1917 qui est, mot pour mot, un programme de calcul — et dont le numéro de problème vaut le détour.

Devant le Congrès international des mathématiciens de 1912, Whitehead affirme qu’enseigner les mathématiques, c’est enseigner la précision logique — puis passe le reste de sa communication à empêcher qu’on le comprenne de travers.

Cinquième épisode : au IXe siècle, le poète cachemirien Rudraṭa compose des strophes qui donnent le même vers qu'on les lise à la file ou en suivant la marche du char, du cheval ou de l'éléphant.

Gambit Portsmouth en blitz : la dame noire se promène, le pion c file de c2 à c8. Les Blancs jouent et gagnent au 19e coup.

Un téléphone payé 1 199 euros, jamais reçu, puis deux semaines de réponses contradictoires entre Free et UPS. Voici le récit documenté d’un remboursement qu’il a fallu arracher.

Défendre en attendant, c'est déjà perdre : deux finales à quatre tours où Capablanca immobilise les tours adverses et garde les siennes libres.

Le tonneau est-il plus qu'à moitié plein ? Deux hommes en débattent, sans règle ni ficelle. La réponse n'est pas un calcul mais un geste — et elle ne dépend d'aucune dimension.

La boutade prêtée à Bent Larsen contre la plus sage des défenses : d’où vient la Caro-Kann, pourquoi la phrase est sans source, et comment Larsen la jouait lui-même.

Quatrième épisode sur Mein System : un pion central libre est un évadé qu'il faut tuer ou emprisonner. La première apparition du blocus, et un cavalier au bord que le moteur approuve.

Une position gagnée perdue en trois coups, puis un gain simple manqué : les finales les plus fréquentes du jeu sont aussi celles qu'on maîtrise le moins.

Une maison, des poissons : même formule, mêmes calculs. Mais « la conclusion d’aucun raisonnement ne peut être plus certaine que les hypothèses dont il part » — Whitehead, 1911, sur ce que la modélisation ne garantit pas.

Troisième épisode sur Mein System : échanger pour attirer une pièce sur une case compromise, liquider plutôt que rafistoler — et la variante où le moteur préfère le coup que Nimzowitsch interdit.

Attirer les défenseurs sur une aile, puis basculer à l'autre avant qu'ils ne suivent : le principe des deux faiblesses, appliqué aux finales.

« Sept fois plus âgée » : un siècle après Dudeney, la phrase n'a plus le même sens, et le problème n'a plus la même réponse. Un piège qui n'est pas mathématique mais grammatical.

Nimzowitsch perd contre Sämisch et le crie à la salle : d’où vient la phrase, pourquoi c’est une légende, et qui était vraiment l’« idiot ».

Deuxième épisode sur Mein System : pourquoi Nimzowitsch refuse de compter les coups de pions comme du développement, ce qu'il appelle le centre, et une partie où les Noirs gagnent deux tours et perdent.

Quatrième épisode : vers l'an 600, Subandhu compare la saison des pluies à une partie d'échecs jouée avec des grenouilles. Comment être sûr qu'un texte sanskrit parle bien du jeu ?

En 1917, Whitehead déclare fallacieuse l’opposition entre éducation technique et éducation générale, et pose en axiome qu’on va au désastre dès qu’on oublie que les élèves ont un corps.

Premier épisode d'une série sur Mein System, le manuel d'Aron Nimzowitsch de 1925 : ce qu'il annonce dans sa préface, le vocabulaire qu'il a inventé, et pourquoi l'allemand est libre depuis vingt ans.

Capablanca demande à Sir George Thomas d'annoter sa propre partie, puis commente ses annotations. Un dialogue rare, où l'on juge les raisons plutôt que les coups.