« Si vous jouez la Caro-Kann quand vous êtes jeune… » — Bent Larsen

La boutade prêtée à Bent Larsen contre la plus sage des défenses : d’où vient la Caro-Kann, pourquoi la phrase est sans source, et comment Larsen la jouait lui-même.

La boutade prêtée à Bent Larsen contre la plus sage des défenses : d’où vient la Caro-Kann, pourquoi la phrase est sans source, et comment Larsen la jouait lui-même.

Quatrième épisode sur Mein System : un pion central libre est un évadé qu'il faut tuer ou emprisonner. La première apparition du blocus, et un cavalier au bord que le moteur approuve.

Une position gagnée perdue en trois coups, puis un gain simple manqué : les finales les plus fréquentes du jeu sont aussi celles qu'on maîtrise le moins.

Une maison, des poissons : même formule, mêmes calculs. Mais « la conclusion d’aucun raisonnement ne peut être plus certaine que les hypothèses dont il part » — Whitehead, 1911, sur ce que la modélisation ne garantit pas.

Troisième épisode sur Mein System : échanger pour attirer une pièce sur une case compromise, liquider plutôt que rafistoler — et la variante où le moteur préfère le coup que Nimzowitsch interdit.

Attirer les défenseurs sur une aile, puis basculer à l'autre avant qu'ils ne suivent : le principe des deux faiblesses, appliqué aux finales.

« Sept fois plus âgée » : un siècle après Dudeney, la phrase n'a plus le même sens, et le problème n'a plus la même réponse. Un piège qui n'est pas mathématique mais grammatical.

Nimzowitsch perd contre Sämisch et le crie à la salle : d’où vient la phrase, pourquoi c’est une légende, et qui était vraiment l’« idiot ».

Deuxième épisode sur Mein System : pourquoi Nimzowitsch refuse de compter les coups de pions comme du développement, ce qu'il appelle le centre, et une partie où les Noirs gagnent deux tours et perdent.

Quatrième épisode : vers l'an 600, Subandhu compare la saison des pluies à une partie d'échecs jouée avec des grenouilles. Comment être sûr qu'un texte sanskrit parle bien du jeu ?

En 1917, Whitehead déclare fallacieuse l’opposition entre éducation technique et éducation générale, et pose en axiome qu’on va au désastre dès qu’on oublie que les élèves ont un corps.

Premier épisode d'une série sur Mein System, le manuel d'Aron Nimzowitsch de 1925 : ce qu'il annonce dans sa préface, le vocabulaire qu'il a inventé, et pourquoi l'allemand est libre depuis vingt ans.

Capablanca demande à Sir George Thomas d'annoter sa propre partie, puis commente ses annotations. Un dialogue rare, où l'on juge les raisons plutôt que les coups.

Six grenouilles numérotées, une case libre, et l'ordre à renverser. La vraie question n'est pas celle du dessin : Dudeney demande à son lecteur de trouver la règle valable pour un nombre quelconque de grenouilles.

Une pièce qui ne sert à rien vaut une pièce en moins : le fou enterré de Winter, et la remarque de Capablanca sur les coups que l'adversaire vous laisse jouer.

Le x qu’on traque dans une équation et le x quelconque dont on énonce une propriété ne sont pas le même objet — et selon Whitehead, c’est le second qui a fondé les mathématiques.

Troisième épisode : Murray se met à la place de l'inventeur du chaturanga et reconstitue les quatre problèmes qu'il a dû résoudre — dont celui du cavalier, la seule pièce qui n'ait jamais changé de case.

Les neuf chiffres en deux multiplications de même produit, à rendre aussi grand que possible. Dudeney donne une réponse dans son livre — et ce n'est pas la bonne. Vous pouvez le battre.

Prendre du matériel, encaisser vingt coups d'attaque sans paniquer, rendre la qualité au bon moment : Capablanca contre Janowski, La Havane 1913.

« La logique, correctement employée, n’entrave pas la pensée : elle donne de la liberté, et surtout de l’audace. » L’argument qu’on ne donne jamais aux élèves pour justifier la démonstration.

Ce qui est neuf a déjà été lu par tout le monde. Les vieux livres sont pleins de choses que personne ne lit plus : oubliées, donc disponibles.