


Si les Blancs avaient le trait, ils joueraient probablement f3, chassant le fou et se donnant une case de fuite en f2 pour le roi en danger (h2 est sensible).
Oui mais voilà c’est aux Noirs de jouer et ils gagnent en quelques coups !
Solution sous la photo.
S’il y a un moyen radical d’empêcher la poussée f3, libératrice pour les Blancs, c’est d’y immoler un pièce : 1. … Ff3 mérite donc toute notre attention :

Si Blancs acceptent le sacrifice, ils périssent rapidement :
2. gxf3 Th6 3. Te1 Dxh2+ 4. Rf1 (comprendre la notation algébrique)

et 5. … Dh3+ (pour ramener le roi en g1) 6. Rg1 Dh1 mat :

Les Blancs doivent dont décliner ce sacrifice : Essayons 1. … f3 2. Te1 :

2. … Dg4 3. g3 Th6

La menace 4. … Txh2 5. Rxh2 Dh5+ 6. Rg1 Dh1 mat est imparable convenablement…
La partie est retrouvée : Evgueni Bareev – László Zsinka, open de Næstved, 1988. C’est une miniature : les Blancs ont abandonné sur le coup même que vous proposez ici, au treizième.
Ce fou donné en f3 pour interdire la case à un pion a son pendant blanc dans Elkind–Rodriguez : là, c’est un fou offert en f5 pour détourner le pion e6 et libérer d5 à un cavalier. Même logique, autre couleur.
coup de maître c’est le cas de le dire, en tout cas c’est clair avec les images
etnik’s last blog post..Dans tous les sens
Effectivement, très bien joué !