Barcza–Tal, Tallinn 1971 : le piège du « presque »

Le 25 février 1971, lors de la quatrième ronde du tournoi international de Tallinn, Mikhaïl Tal rencontre avec les Noirs le grand maître hongrois Gedeon Barcza.
L’étiquette « Déviation » nomme un motif tactique : on force une pièce à quitter la case où elle était indispensable.
Le défenseur est souvent surchargé — il garde deux choses à la fois — et il suffit de lui en faire lâcher une. C’est l’un des motifs les mieux représentés du blog.
Voir aussi les autres motifs : Clouage, Zugzwang, Fourchette, Échec à la découverte.
Les thèmes tactiques : Activité · Attraction · Clouage · Colonne ouverte · Coup intermédiaire · Déviation · Échec double · Échec à la découverte · Fourchette · Huitième rangée · Mat de l’opéra · Mat à l’étouffé · Obstruction · Pion passé · Promotion · Sacrifice · Sacrifice de qualité · Septième rangée · Sous-promotion · Surcharge · Zugzwang — et l’ensemble des Problèmes.

Le 25 février 1971, lors de la quatrième ronde du tournoi international de Tallinn, Mikhaïl Tal rencontre avec les Noirs le grand maître hongrois Gedeon Barcza.

Plusieurs coups gagnent dans cette position, mais celui que Tal a trouvé — 23. Cc7+ — est de loin le plus joli.

Une jolie combinaison, typique de Tal, permet de capturer la Dame blanche. Comment ? Solution : 2. Rxg2 (forcé) et 2. … Tf2+ Simple et efficace

Dans la position du diagramme, en 1886, Wilhelm Steinitz joua 1. … Fxf4+ et Johannes Zukertort abandonna 4 coups plus tard :2. Dxf4 Dh1+ 3. Rg3 (lire les coups) 3. … Dg1+ 4. Abandon En effet si 4. Rh4 De1+…

Après le coup de Lasker, avec les Blancs, tout devient clair. Lequel est-ce ?

1… Dxe2 devrait gagner, 1… Txe2 semble même plus fort. Emanuel Lasker, lui, a trouvé mieux que les deux.

Botvinnik conduit les Noirs avec un fou et un pion contre une tour. Le matériel dit qu'il est en retard ; le pion, très avancé, dit autre chose.

Botvinnik avec les blancs a sacrifié une pièce pour obtenir cette position où le Roi noir est dangereusement exposé. Comment lancer l'assaut final ? (Mat en 4)

Perfiliev–Botvinnik, 1925 : le futur champion du monde n'a pas quinze ans. Dame et tour blanches menacent le mat en g8, mais le trait est aux Noirs et un pion attend en e3.

Un mat en quatre coups où seul le troisième est difficile : la dame est déviée, et la case libérée fait le reste.

La dame, puis deux tours : trois sacrifices d'affilée pour attirer le roi en h8 et le mater.

La différence entre une vraie partie et un problème (ou un étude), c'est qu'au cours d'une partie personne ne vient vous souffler à l'oreille :- Passe un peu de temps à réfléchir, il y a un mat !