Miniature : Sicilienne 1. e4 c5 2. Cf3 Cc6 3.b4 ?! (7)

J'adore les miniatures !
L’étiquette « Blitz » réunit les parties jouées à la pendule courte, où l’on réfléchit en secondes plutôt qu’en minutes.
C’est le régime qui produit les catastrophes les plus instructives : une ouverture douteuse punie sur-le-champ, un piège dans lequel on tombe faute de temps pour le voir. La plupart de ces parties sont aussi des Miniature — on perd vite quand on joue vite.
S’y ajoutent quelques observations sur la manière dont les meilleurs s’y prennent, y compris face à des ouvertures que personne ne joue en partie lente.

J'adore les miniatures !

Quinze coups contre un adversaire mieux classé : la sixième miniature du gambit 3. b4.

Défense moderne en blitz de trois minutes : seize coups, et les Blancs l'emportent.

Jobava sort 1. b3 ; Carlsen laisse venir, et cinquante-six coups plus tard le fou domine le cavalier.

Une miniature gagnée avec les Noirs en défense en d6 — de quoi remonter le moral après un passage à vide.

Troisième miniature sur le gambit Dunst-Perrenet — de justesse, puisque la partie dure vingt coups.

Quatrième miniature viennoise : 4… d6 au lieu de g5, et quinze coups plus tard c'est mat.

La même ligne viennoise que le premier épisode, mais la partie bascule ailleurs. Troisième miniature.

Onze coups pour une miniature jouée et rejouée une dizaine de fois : la Caro-Kann, variante Breyer.

Une viennoise de blitz où les Noirs évitent 2… Cc6 : le gambit ne vient pas, la conclusion si.

De nos jours, la partie viennoise a quasiment disparu du répertoire des joueurs de haut niveau. Mais on peut s'y éclater quand on est un deuxième couteau !

La partie ne restera pas dans les annales, mais la position mérite un coup d'œil : j'ai les Noirs, un pion de moins, et ça semble égal.