

La seule différence entre un ouvrier qui travaille à la mine et un musicien de jazz, c’est que le musicien n’a pas de lampe frontale.
Daniel Humair
La phrase circule sous le nom de Daniel Humair, le batteur de jazz genevois né en 1938, mais je ne l’ai trouvée dans aucune interview datée ni aucun livre : je la lui laisse donc sans source. Elle lui va bien : Humair accompagne depuis les années 1960 des jazzmen des deux côtés de l’Atlantique, et il est aussi peintre — deux métiers où l’on travaille beaucoup sans que cela se voie.
Le trait fonctionne par le détour. On attend une opposition entre le labeur du mineur et la légèreté du musicien, et l’on n’obtient qu’un accessoire : la lampe frontale. Tout le reste — les horaires de nuit, l’obscurité, la fatigue, la paye — est implicitement déclaré identique. C’est une plainte de musicien déguisée en blague.
Le T-shirt se porte sans lampe frontale. Pour la mine comme pour le club de jazz, prévoir quand même de quoi voir clair.
Et bien j’ai pas tout compris…..désolé !
c’est subliminal ?