Murray raconte : comment sait-on qu’un vieux texte parle d’échecs ?

Quatrième épisode : vers l'an 600, Subandhu compare la saison des pluies à une partie d'échecs jouée avec des grenouilles. Comment être sûr qu'un texte sanskrit parle bien du jeu ?
Neuf cents pages parues à Oxford en 1913, jamais traduites en français, jamais remplacées. H. J. R. Murray y remonte du jeu indien aux échecs d’aujourd’hui en lisant ses sources dans leur langue — arabe, persan, sanskrit — et en refusant les légendes que tout le monde recopiait avant lui.
L’ouvrage n’existe qu’en scans, avec une reconnaissance de caractères qui trébuche sur les translittérations ; le feuilleton « Murray raconte » en tire un épisode par question.
Un livre que tous les historiens citent et que presque personne n’ouvre : c’est bien là qu’il reste quelque chose à trouver. Pour trouver une idée nouvelle, lisez un vieux livre.

Quatrième épisode : vers l'an 600, Subandhu compare la saison des pluies à une partie d'échecs jouée avec des grenouilles. Comment être sûr qu'un texte sanskrit parle bien du jeu ?

Troisième épisode : Murray se met à la place de l'inventeur du chaturanga et reconstitue les quatre problèmes qu'il a dû résoudre — dont celui du cavalier, la seule pièce qui n'ait jamais changé de case.

Deuxième épisode : l'ashtāpada, ce plateau de 64 cases attesté sept siècles avant les échecs, et les seize cases marquées que les échiquiers indiens portent encore sans savoir pourquoi.

Premier épisode d'une série : le livre de H. J. R. Murray, dans le domaine public français depuis janvier 2026, et la démonstration par laquelle il fait remonter nos échecs au chaturanga indien.