

Pour trouver une idée nouvelle, lisez un vieux livre.
Wouf
Le conseil paraît paradoxal et ne l’est pas. Ce qui est neuf aujourd’hui a déjà été lu par tout le monde : vous y trouverez l’air du temps, pas une idée à vous. Les vieux livres, eux, sont pleins de choses que personne ne lit plus — non parce qu’elles seraient fausses, mais parce qu’elles sont sorties du champ. Ce qui a été oublié redevient disponible, et ce qui est disponible redevient neuf pour qui le remet en circulation.
Ce blog en vit. Les problèmes de Dudeney datent de 1917 et tiennent encore en classe ; Capablanca explique la menace en 1921 mieux que bien des vidéos ; Murray raconte en 1913 ce que l’échiquier était avant les échecs. Tous sont dans le domaine public, donc gratuits, donc à portée de main — et pourtant presque personne ne va les ouvrir.
Le livre du visuel porte d’ailleurs son titre en cyrillique : СТАРАЯ КНИГА, « vieux livre ». Un clin d’œil, car la formule circule en anglais — « if you want a new idea, read an old book » — sous le nom d’Ivan Pavlov, le physiologiste russe, sans que personne n’en donne jamais la source. Elle n’est donc signée ici de personne d’autre que moi, ce qui est plus honnête que de la prêter à un Prix Nobel. Le T-shirt se porte en bibliothèque, au rayon des fonds anciens.
