Miniature : les Noirs matent au 18e coup

Un blitz imparfait, mais une miniature comme je les aime : le fou ressort par g7, le cavalier saute en g3, et les Noirs matent au 18e coup.
L’étiquette « Activité » nomme ce qui ne se compte pas : une pièce vaut moins par sa nature que par ce qu’elle peut faire.
C’est la contrepartie ordinaire d’un Sacrifice — trois pions contre des lignes ouvertes, une qualité contre un fou qui respire enfin, un roi qui monte au lieu de se cacher. Le compte matériel dit qu’on est en retard ; l’échiquier dit le contraire, et c’est l’échiquier qui a raison.
Et elle a un revers, souvent plus décisif que l’élan : restreindre celle de l’adversaire. Un fou enfermé derrière ses propres pions, un cavalier sans case où aller, une tour condamnée à garder un point faible — le matériel est là, il ne sert à rien. Priver les pièces d’air vaut fréquemment mieux que les gagner, et c’est le même thème vu de l’autre côté de l’échiquier : Nimzowitsch en avait fait un principe, le blocus, et le Clouage en est la forme la plus brutale.
Les thèmes tactiques : Activité · Attraction · Clouage · Colonne ouverte · Coup intermédiaire · Déviation · Échec double · Échec à la découverte · Fourchette · Huitième rangée · Mat de l’opéra · Mat à l’étouffé · Obstruction · Pion passé · Promotion · Sacrifice · Sacrifice de qualité · Septième rangée · Sous-promotion · Surcharge · Zugzwang — et l’ensemble des Problèmes.

Un blitz imparfait, mais une miniature comme je les aime : le fou ressort par g7, le cavalier saute en g3, et les Noirs matent au 18e coup.

J’ai publié tout à l’heure un article : Capablanca raconte : l’initiative, ou il évoque l’initiative. Puis pour me détendre, je suis allé passé un peu de temps sur chess.com . J’avais dans la tête les explications de Capablanca sur…

La position vient d'une simultanée de Mikhaïl Tal à Teesside, dans le nord-est de l'Angleterre : trente échiquiers, trente victoires pour l'ancien champion du monde.

Quelques semaines plus tôt, Tal avait repoussé une opération pour disputer le championnat d'U.R.S.S. Ici, il s'agit de mettre en valeur le pion e6 — « Not bad for a dead man! »

Les championnats par équipes en URSS étaient d'une densité incroyable, regroupant les meilleurs joueurs de l'histoire du jeu.

En fait, seul le 3ème coup (joué par Mikhail Tal contre Bent Larsen en 1965) mérite réflexion.

Comment Tal a-t-il profité de la position précaire du roi blanc ?

Contre Mikhaïl Botvinnik en 1961, Mikhaïl Tal a trouvé l’un des deux seuls coups gagnants. Ferez-vous aussi bien ?

Dxh7 !, le roi prend, la tour monte en f3 : mat en quatre, et c'est simple comme bonjour.

La position est déjà gagnante pour les Blancs. Reste à voir comment Tal l'a prouvé, en deux coups clés.

Pakala contre Tal, 1950 : ce que le moteur Stockfish révèle d'une partie jouée bien avant l'informatique.

Quatre pièces mineures et la dame blanche prêtes à fondre sur le roque noir : qu'a joué Mikhaïl Tal ?