Tal–Zaïtsev 1969 : la promotion qui cloue en croix

Dans cette position, en 1969 qu'à joué Tal contre Zaïtsev ?
L’étiquette « Clouage » nomme le motif où une pièce ne peut plus bouger sans exposer ce qu’elle protège — le roi le plus souvent, une dame parfois.
Une pièce clouée cesse d’être une pièce : elle occupe une case sans plus rien défendre. C’est ce qui rend le motif si productif, et pourquoi tant de combinaisons commencent par immobiliser avant de frapper.
Les autres motifs du blog : Déviation, Clouage, Zugzwang, Promotion, Échec à la découverte.
Les thèmes tactiques : Activité · Attraction · Clouage · Colonne ouverte · Coup intermédiaire · Déviation · Échec double · Échec à la découverte · Fourchette · Huitième rangée · Mat de l’opéra · Mat à l’étouffé · Obstruction · Pion passé · Promotion · Sacrifice · Sacrifice de qualité · Septième rangée · Sous-promotion · Surcharge · Zugzwang — et l’ensemble des Problèmes.

Dans cette position, en 1969 qu'à joué Tal contre Zaïtsev ?

Trois pièces à l'attaque, deux en défense : Tal donne sa dame en a3 et mate en deux coups.

La position est déjà gagnante pour les Blancs. Reste à voir comment Tal l'a prouvé, en deux coups clés.

Quatre pièces mineures et la dame blanche prêtes à fondre sur le roque noir : qu'a joué Mikhaïl Tal ?

Après le coup de Lasker, avec les Blancs, tout devient clair. Lequel est-ce ?

Lasker (les noirs) a sacrifié une pièce pour l'attaque. Le moment est venu de récupérer, avec profit, le matériel investi. Comment s'y prend-il ?

Les Blancs gagnent la dame ou font mat, au choix. Emanuel Lasker les conduit : comment s'y prend-il ?

Dans la position du diagramme Capablanca a continué par h6+ et Hodges a abandonné au coup suivant (1911.) Oui mais il avait mieux que h6+,un mat en 4 ! (Solution en commentaire)

Botvinnik conduit les Noirs avec un fou et un pion contre une tour. Le matériel dit qu'il est en retard ; le pion, très avancé, dit autre chose.

Les pions g4 et h5 sont poussés, le fou est en h6, le roi noir respire mal. Botvinnik, vingt ans et tout juste champion d'U.R.S.S., n'a eu besoin que d'un coup.

Une position de Mikhaïl Botvinnik : un clouage, et les Blancs matent en deux coups.

Un échec de tour, une interposition, et le coup qui tue : Dd1 ! — le clouage en croix dans toute sa beauté.