Le mat de l’Opéra, cent vingt-quatre ans plus tard

Griffith–Hopps, 1982 : les Blancs ont donné un fou contre un pion pour arriver là. Alors, que faire ?
L’étiquette « Mat de l’opéra » nomme un dessin de mat, pas une manœuvre : une tour tombe sur la rangée du fond, un fou la défend depuis la longue diagonale, et le roi ne peut ni prendre ni fuir.
Ce qui l’enferme, ce sont ses propres pièces. Dans la position d’origine, le roi noir est en e8 : la tour arrive en d8, le fou g5 la protège et couvre e7, tandis que f7 et f8 sont encombrées par un pion et un fou noirs. Aucune case ne reste. C’est le cas le plus pur de faiblesse sur la Huitième rangée — le roi meurt de n’avoir pas fait de l’air.
Le nom vient de la partie que Morphy joua en 1858 dans une loge de l’Opéra de Paris, contre le duc de Brunswick et le comte Isouard, pendant la représentation. Elle finit par un Sacrifice de dame qui n’a qu’un but : détourner le cavalier d7, seul défenseur de la case du mat — une Déviation avant l’estocade.
Les thèmes tactiques : Activité · Attraction · Clouage · Colonne ouverte · Coup intermédiaire · Déviation · Échec double · Échec à la découverte · Fourchette · Huitième rangée · Mat de l’opéra · Mat à l’étouffé · Obstruction · Pion passé · Promotion · Sacrifice · Sacrifice de qualité · Septième rangée · Sous-promotion · Surcharge · Zugzwang — et l’ensemble des Problèmes.

Griffith–Hopps, 1982 : les Blancs ont donné un fou contre un pion pour arriver là. Alors, que faire ?