Étiquette Coup intermédiaire

L’étiquette « Coup intermédiaire » nomme le coup qu’on glisse avant celui que tout le monde attend : au lieu de reprendre tout de suite, on place d’abord un échec, une attaque ou une menace — et la reprise vient ensuite, dans de meilleures conditions.

C’est le motif qui punit le calcul mécanique : on a vu la suite forcée, on l’a comptée, et elle s’écroule parce que l’adversaire intercale autre chose. À Merano en 1981, Karpov pousse 25… d4 dans une position où les Blancs contrôlent la case cinq fois, et Kortchnoï ne peut pourtant pas prendre : l’intermède … Fc6 chasse d’abord la dame sur une très mauvaise case.

Deux exemples plus anciens du blog reposent sur le même ressort : chez Hünefeld, 1941, on ne reprend pas le fou tout de suite mais on glisse 2. Th7+ ; chez Steinitz-Walsh, 1870, c’est 8. Tb1 ! qui interdit la manœuvre libératrice des Noirs.

À ne pas confondre avec la Déviation, qui écarte un défenseur, ni avec l’Attraction, qui attire une pièce : ici, on ne déplace rien de l’adversaire, on change seulement l’ordre des coups.

Les thèmes tactiques : Activité · Attraction · Clouage · Colonne ouverte · Coup intermédiaire · Déviation · Échec double · Échec à la découverte · Fourchette · Huitième rangée · Mat de l’opéra · Mat à l’étouffé · Obstruction · Pion passé · Promotion · Sacrifice · Sacrifice de qualité · Septième rangée · Sous-promotion · Surcharge · Zugzwang — et l’ensemble des Problèmes.