
Nous sommes en 1981. J’ai 14 ans et le jeu d’échecs fait déjà partie de ma vie. Et c’est probablement ce championnat du monde de Merano qui m’a conforté dans l’idée que c’était parti pour durer !
Ce nouveau duel entre Anatoli Karpov et Viktor Kortchnoï dépasse largement les soixante-quatre cases. Champion d’un côté, transfuge de l’URSS de l’autre, les deux hommes se retrouvent trois ans après le match brûlant de Baguio. Kortchnoï joue alors sous une pression terrible : sa femme et son fils sont toujours retenus en Union soviétique, ce dernier étant même emprisonné. Face à lui, Karpov incarne une formidable machine échiquéenne soutenue par tout l’appareil soviétique. Le match sera surnommé le « massacre de Merano » : Karpov l’emportera par six victoires à deux. Mais, lorsque débute la première partie, tout reste encore à écrire…
Dés la première partie, Karpov trouvait la brèche avec les noirs dans la position suivante. Si les noirs pouvaient jouer 25. …d4 sans perdre de matériel, leur position serait magnifique.
Mais les blancs contrôlent la case d4 pas moins de cinq fois, alors que les noirs ne la défendent que trois fois.
En fait, Karpov surprit Kortchnoï en jouant quand même 25. …d4 ! Trouvez pourquoi les blancs ne peuvent prendre le pion.

de Anatoli Evguenievitch Karpov (Auteur), Evgueni Guik (Auteur)
Le pourquoi …
C’est simplement à cause du coup intermédiaire 25. exd4 Fc6 ! qui oblige la dame à se retrouver sur une très mauvaise case !


