Capablanca raconte : un trou en e5, et la partie est jouée

Deux cases noires cédées aux douzième et treizième coups, et la partie est jouée : Capablanca referme la première partie du livre sur l'anatomie d'un « trou ».
L’étiquette « Pions » réunit les positions où tout se joue sur eux.
La pièce la moins puissante devient décisive dès que les autres ont quitté l’échiquier : un pion passé, une majorité, un tempo d’avance. En finale, compter les pas remplace le calcul des variantes — et la Promotion est au bout.

Deux cases noires cédées aux douzième et treizième coups, et la partie est jouée : Capablanca referme la première partie du livre sur l'anatomie d'un « trou ».

Septième épisode sur Mein System : le pion qui barre une colonne, le bloc de granit et son minage, les trois façons de décimer les défenseurs, et un coup tranquille qui mate.

Un pion en c7 qui n'atteindra jamais c5, et toute une espagnole qui s'effondre : Capablanca ouvre son dernier chapitre par une leçon de structure.

Cinquième épisode sur Mein System : ne jamais chasser les pions tant que le développement est inachevé — sauf au centre. Et les deux gambits où le siècle a donné tort à Nimzowitsch.

Quatrième épisode sur Mein System : un pion central libre est un évadé qu'il faut tuer ou emprisonner. La première apparition du blocus, et un cavalier au bord que le moteur approuve.

Troisième épisode sur Mein System : échanger pour attirer une pièce sur une case compromise, liquider plutôt que rafistoler — et la variante où le moteur préfère le coup que Nimzowitsch interdit.

Deuxième épisode sur Mein System : pourquoi Nimzowitsch refuse de compter les coups de pions comme du développement, ce qu'il appelle le centre, et une partie où les Noirs gagnent deux tours et perdent.

À matériel égal, qui vaut mieux ? Capablanca répond par une expérience : même position, on ajoute des pions aile après aile et on regarde la balance pencher.

Frontale, diagonale, latérale : la notion que Capablanca a promise trois fois avant de la définir. Celui qui a le trait gagne, et pourquoi.

Un pion qui en retient deux, une finale classique découpée en trois temps, la percée à trois pions, et l'art de compter avant de prendre.

Deux pions contre un, trois contre deux, puis des pions sur les deux ailes : quatre finales de Capablanca, dont celle où l'on gagne en donnant volontairement un pion.

Un pion de plus suffit-il à gagner ? Deux positions de Capablanca : celle où le roi noir annule par le pat, celle où le roi blanc escorte son pion jusqu'à dame.