
Londres, Paris, Budapest…
Les capitales européennes visitées l’une après l’autre, pour « la miniature du jeudi« …
Nous sommes donc à Londres en cette deuxième moitié du XIXème siècle, plus précisement en 1870, année ou la France déclara (le 19 juillet) la guerre à la prusse.
Cette miniature qui vit les Noirs abandonner au 15 ème coups opposait Steiniz à Walsh.
1 e4 c5
2 Cc3c6
3 Cf3 h6
Ce coup (théorique) peut paraitre un peu insipide, il ne fait pas grand chose pour occuper le centre…
4 d4 cxd4
5 Cxd4 Db6
Ici la théorie recommandait 5 … e5 6 Cf5 Cf6 7 Fc4 (ou Fb5)
6 Fe3 Dxb2
Gourmande !
7 Cdb5 Db4
A noter qu’un plan genre 7 … a6 pour espérer désolidariser les deux équidés se heurte au fort coup intermédiaire 8 Tb1!
8 Cc7 Rd8
9 Fd2 Tb8
10 Tb1 Dd4
11 Fd3 Cb4
Ce coup est idiot. Les noirs souffrent d’un retard de développement et, dans une position déjà compromise se permettent de jouer une pièce développée plutôt que d’oeuvrer au développement des autres pièces. (11… Cf6 ou 11…e6)
12 C3b5 Cxd3
13 cxd3
Les Noirs n’ont vraiment pas de quoi être fiers ! Il n’ont que leur pauvre Dame de sortie, contre pas moins de cinq pièces actives pour les Blancs !
13.. Dxd3
Et ça continue ! Gourmandise et vanité seront punis; et dans la position suivante les Blancs démontrent qu’ils sont gagnants :
Les Blancs jouent et gagnent
Solution dans quelques jours, en commentaire.

La partie
Ici les Noirs prennent le pion b2 et le regrettent. À l’inverse, il existe une manière de donner ce pion délibérément dès le troisième coup : c’est le sujet d’autour du gambit Morra. (revoir la notation)

Ce6+ Si les noirs prennent le cavalier, ils perdent la dame par Fa5+.
Sinon ils sont mat, 14… Re8 15 Cc7 mat