Punissez le retard de développement des blancs !

Les Blancs n'ont pas développé leurs pièces, et Steinitz le leur fait payer.
Wilhelm Steinitz (1836-1900) fut le premier champion du monde reconnu, en 1886, et le resta jusqu’à ce que Lasker le lui prenne en 1894.
Son apport dépasse son palmarès : contre le jeu romantique de son époque, tout en sacrifices, il fonda le jeu positionnel — l’idée qu’une partie se gagne en accumulant de petits avantages durables.
Portrait : Wilhelm Steinitz, auteur inconnu — domaine public, via Wikimedia Commons.

Les Blancs n'ont pas développé leurs pièces, et Steinitz le leur fait payer.

Une fin de partie longue à gagner ? Pas du tout : la victoire est là, toute proche. Qu'a joué Steinitz ?

Les Blancs semblent tenir grâce à la pression sur f6, mais Steinitz trouve le coup qui renvoie les pièces dans la boîte.

Quatre-vingt-dix pour cent des joueurs prendraient le cavalier avec le fou. Steinitz, lui, voit mieux.

Une combinaison élémentaire suffit à Steinitz pour gagner du matériel contre Zukertort. Laquelle ?

Dans la position du diagramme, en 1886, Wilhelm Steinitz joua 1. … Fxf4+ et Johannes Zukertort abandonna 4 coups plus tard :2. Dxf4 Dh1+ 3. Rg3 (lire les coups) 3. … Dg1+ 4. Abandon En effet si 4. Rh4 De1+…

Steinitz conduit les Noirs et se trouve en infériorité matérielle. C'est pourtant à lui de jouer, et il renverse la situation.

Quelle combinaison a permis à Steinitz de gagner un cavalier ?

Le roi noir s'est avancé jusqu'en h6, sa dame est partie en h5, et les deux fous blancs balaient l'échiquier depuis a3 et d3. Steinitz joue, et les Noirs cessent le combat.

Steinitz conduit les Blancs et force le mat en cinq coups. Un exercice de technique pure.

Le moment du « break » est venu : que jouent les Blancs, conduits par Steinitz ?

Nous ne sommes qu'au neuvième coup de la partie, et Steinitz trouve déjà de quoi l'emporter.