

Je songe parfois à la quantité de boeuf qu’il faudrait pour faire du bouillon avec le Lac de Genève.
Pierre Dac
Tout le comique tient à la disproportion : un lac entier, jusqu’à 310 mètres de fond, mesuré à l’aune d’un pot-au-feu, et le ton grave d’une méditation — « je songe parfois » — pour une question de cuisine. Le calcul n’est jamais fait ; on se contente d’y songer, ce qui est plus reposant.
Les recueils de citations la rattachent aux Pensées de Pierre Dac (1972) ; je ne l’y ai pas retrouvée moi-même, mais l’attribution ne varie pas. Détail qui ne gâte rien : Dac, né André Isaac en 1893 à Châlons-sur-Marne, était fils de boucher. Qu’il ait songé au bœuf avant l’eau n’a rien de surprenant.
Le T-shirt se porte au bord du lac. Le bouillon, on l’attend encore.
Pour vérifier si le lac de Genève y est, et découvrir le reste : Les Pensées de Pierre Dac, illustrées par Cabu, au Cherche Midi — le recueil auquel on rattache cette phrase.

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