

La vieillesse n’ôte à l’homme d’esprit que des qualités inutiles à la sagesse.
Joseph Joubert
La pensée est bien de Joseph Joubert : elle figure dans ses Pensées, au titre VII, « Des différents âges, de la vie, de la maladie et de la mort ». Joubert n’a rien publié de son vivant ; c’est son ami Chateaubriand qui tira un premier choix de ses carnets en 1838, quatorze ans après sa mort.
La maxime a l’air d’une consolation ; c’est en fait un tri. Ce que l’âge retire — la vigueur, la vivacité, peut-être l’ambition — ne servait pas à la sagesse. Joubert la fait suivre d’une image plus belle encore : « Il semble que, pour certaines productions de l’esprit, l’hiver du corps soit l’automne de l’âme. »
Le T-shirt fait un beau cadeau d’anniversaire, à partir d’un certain âge. Il n’ôte rien.
Pour découvrir ce moraliste qui n’a rien publié de son vivant : les Pensées de Joseph Joubert, chez Pocket (collection Agora), dans le choix établi et présenté par Georges Poulet.

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