

j’ai un Moi très fort, un Surmoi inexistant et des fins de Mois très difficiles.
Coluche
La phrase est partout signée Coluche, mais je ne l’ai trouvée dans aucun sketch, disque ou recueil identifié ; je la laisse donc à Coluche, sans source. Elle a en tout cas une mécanique impeccable : une leçon de psychanalyse en deux termes — le Moi, le Surmoi — et une troisième marche qui dégringole dans le porte-monnaie, grâce à l’homophonie de « Mois ».
Freud distinguait le Moi, qui compose avec la réalité, du Surmoi, l’instance qui interdit et culpabilise. Un Surmoi inexistant, c’est une vie sans scrupules ; les fins de mois difficiles rappellent que la réalité, elle, existe bien. On pense à une autre phrase qu’on lui prête, sur les fins de mois de son enfance : « surtout les trente derniers jours ».
Le T-shirt coûte moins cher qu’une séance d’analyse. En fin de mois, c’est un argument.