

Les Echecs. Le seul d’entre tous les jeux qui échappe à la tyrannie du hasard.
Stefan Zweig
La phrase est bien de Stefan Zweig, dans Le Joueur d’échecs (Schachnovelle), écrit au Brésil en 1941-1942 — mais la version courante la resserre. Le narrateur, sur le paquebot, s’interroge sur le champion Czentovic et sur l’attraction mystérieuse du « jeu royal », « le seul de tous les jeux inventés par l’homme qui échappe souverainement à toute tyrannie du hasard et n’accorde ses palmes qu’à l’esprit, ou plutôt à une forme particulière de don intellectuel ».
La phrase suivante est encore plus belle, et c’est elle que je préfère : « Mais ne se rend-on pas déjà coupable d’une restriction injurieuse en appelant les échecs un jeu ? N’est-ce pas aussi une science, un art ? » Zweig, qui n’était pas un grand joueur, a écrit sur les échecs la nouvelle la plus lue du XXe siècle ; elle paraîtra après sa mort, en 1942.
Le T-shirt ne vous fera pas gagner une partie. Mais au moins, vous ne pourrez pas accuser les dés.
Pour lire la nouvelle en entier : Le Joueur d’échecs, de Stefan Zweig, au Livre de Poche. La phrase du T-shirt est dans les premières pages ; la partie qui suit, sur le paquebot, est l’une des plus tendues de la littérature.
