

C’est de ta peur que j’ai peur.
William Shakespeare
Le mot est beau et son origine est trouble. On le prête à Shakespeare — tantôt à Roméo et Juliette, tantôt à Macbeth — mais je n’ai trouvé nulle part le vers anglais qui lui correspondrait. Il circule en français, de recueil en recueil, sans jamais de référence. Ce qui ne lui ôte rien : la peur qui se transmet et se retourne, c’est bien le sujet de ces deux pièces-là.
Si vous croisez le vers original, dites-le moi : la phrase mérite son adresse exacte.