

Le temps est un grand maître. Le malheur, c’est qu’il tue ses élèves.
Hector Berlioz
Berlioz avait de quoi le dire : sifflé, joué de travers, reconnu tard, il a passé sa vie à attendre que le temps lui donne raison — ce que le temps a fait, mais après. La phrase a l’élégance de ne pas se plaindre : elle constate seulement, en deux temps, que la leçon arrive toujours avec un train de retard sur celui qui en aurait eu l’usage.
De quoi porter un peu de mélancolie française sur les épaules, ce qui ne se refuse pas.