📰 RSS : ce vieux flux que les algorithmes n’ont jamais réussi à tuer

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Flux RSS et tableau de bord inspiré du Web de l'époque Netvibes

Quand on fabriquait soi-même sa page d’accueil

Il fut un temps où l’on ne commençait pas nécessairement sa journée sur Internet en faisant défiler un fil choisi par un algorithme. On ouvrait son navigateur et, pour certains d’entre nous, on tombait sur une page que l’on avait patiemment construite soi-même.

Au milieu des années 2000, Netvibes incarnait merveilleusement cette idée. Sur une même page, on disposait de petits blocs que l’on pouvait déplacer à la souris : météo, courrier électronique, actualités, blogs favoris, notes personnelles… Chacun fabriquait son tableau de bord. Ce n’était peut-être pas très spectaculaire selon les standards actuels, mais il y avait quelque chose de particulièrement satisfaisant à ouvrir son navigateur et à retrouver son Internet.

Dans le mien, évidemment, il y avait des mathématiques et des échecs. Je pouvais ainsi voir apparaître les nouveautés de France-Échecs à côté de celles d’Images des Mathématiques. Ces sites proposaient alors leur propre flux RSS, et Netvibes se chargeait d’en faire remonter les nouveaux contenus dans mon tableau de bord. Pas besoin de penser à les visiter régulièrement : lorsqu’un nouvel article était publié, il venait simplement prendre sa place parmi les autres. C’était exactement cela, l’intérêt d’un flux RSS.

Car derrière beaucoup de ces petites fenêtres se cachait une technologie dont l’icône orange était alors beaucoup plus familière qu’aujourd’hui : RSS.

Le principe est presque désarmant de simplicité. Un site publie, en plus de ses pages ordinaires, un petit fichier structuré contenant la liste de ses derniers contenus : un titre, une date, une adresse, généralement un résumé. Ce fichier constitue son flux RSS. Un lecteur de flux peut alors consulter régulièrement cette adresse et signaler les nouveautés, sans qu’il soit nécessaire de retourner chaque jour visiter tous les sites concernés.

Autrement dit, au lieu de demander : « Qu’est-ce qu’Internet veut me montrer aujourd’hui ? », on disait : « Voici les sites que je veux suivre ; dites-moi simplement quand ils publient quelque chose. »

L’idée est ancienne à l’échelle du Web. Les premières versions de RSS apparaissent chez Netscape en 1999, autour de son portail personnalisable My Netscape. RSS 2.0 arrive en 2002. Puis, en 2005, Netvibes pousse très loin cette logique de la page personnelle en permettant de rassembler au même endroit ses sources préférées et d’organiser librement les différents modules.

L’histoire de ce Netvibes-là possède même une date de fin. Le 2 juin 2025 à midi, Netvibes.com a cessé de fonctionner comme service autonome, quelques mois seulement avant son vingtième anniversaire. Le portail avait traversé l’essor des réseaux sociaux, la disparition de nombreux agrégateurs et près de deux décennies de bouleversements du Web. Ce jour-là, ce n’est pourtant pas RSS qui disparaissait : c’était surtout une certaine manière de parcourir Internet, en ouvrant une page que l’on avait soi-même organisée pour y retrouver les sources que l’on avait choisi de suivre.

À l’époque, tout cela ressemblait au futur : le fameux Web 2.0, interactif, personnalisable, construit autour de l’utilisateur. Vingt ans plus tard, les petits blocs de Netvibes appartiennent à nos souvenirs numériques, le carré orange RSS s’est fait beaucoup plus discret et les pages d’accueil personnalisées ont presque disparu de nos habitudes.

Mais le flux, lui, est toujours là.

Et c’est peut-être là que l’histoire devient intéressante : tandis que nos fils d’actualité sont devenus de plus en plus sophistiqués pour décider ce que nous devrions voir, RSS continue tranquillement de faire exactement ce qu’on lui demandait déjà au siècle dernier : transmettre ce qui vient d’être publié, sans rien choisir à notre place.

Un flux qui ne décide rien à votre place

C’est sans doute là que RSS paraît aujourd’hui le plus étrange : il ne cherche pas à être intelligent.

Un flux RSS ne tente pas de deviner ce qui va nous faire cliquer. Il ne mesure pas notre temps d’arrêt sur une publication, ne compare pas notre comportement à celui de milliers d’autres utilisateurs et ne décide pas qu’un contenu mérite d’être placé devant un autre. Il se contente d’une tâche beaucoup plus modeste : signaler qu’un site auquel nous avons choisi de nous abonner vient de publier quelque chose.

Avec RSS, la logique est donc presque brutale de simplicité :

  • je choisis les sources que je veux suivre ;
  • elles publient ;
  • les nouveautés apparaissent dans mon lecteur.

Inutile d’ailleurs de me croire sur parole. Le cadre ci-dessous n’est ni une capture d’écran ni une liste de liens que j’ai écrite à la main. WordPress lit directement le flux RSS de ce blog et en affiche les 3 derniers éléments. Lorsque je publierai un nouvel article, cette liste changera toute seule. RSS, dans toute sa sophistication :

Une adresse, quelques publications, aucune recommandation.

  • Un vigneron vend 12 barriques de vin de 228 L au prix de 7 450 F l'hectolitre. Avec le produit de cette vente, il achète de la rente 3%, au cours de 62 F. L’article Rétro Math : LE VIGNERON est apparu en premier sur wouf's blog.
  • Trouver le moyen de mettre en valeur le pion e6 L’article Les blancs jouent et gagnent – « Not bad for a dead man! » est apparu en premier sur wouf's blog.
  • Le nouveau programme 2026 identifie clairement les automatismes à travailler en 5e. Calcul, fractions, géométrie, probabilités, proportionnalité : voici l’essentiel à connaître, sans transformer le programme en liste à apprendre par cœur. L’article Automatismes en Mathématiques 5e : que demande le nouveau programme 2026 ? est apparu en premier sur wouf's blog.

Ce fonctionnement tranche avec celui des grands fils d’actualité contemporains. Sur un réseau social ou une plateforme de contenus, suivre quelqu’un ne garantit pas que l’on verra ce qu’il publie. Le flux est réorganisé, filtré, complété par des recommandations, des suggestions ou des contenus provenant de comptes que l’on n’a jamais demandé à suivre. La question n’est plus seulement « Qu’ont publié mes sources ? », mais aussi « Parmi tout ce qui existe, qu’est-ce que la plateforme estime susceptible de retenir mon attention ? »

Ce choix algorithmique n’est évidemment pas absurde. Il permet de découvrir des contenus, de faire émerger des publications que l’on n’aurait jamais cherchées et de rendre supportable une quantité d’informations devenue gigantesque. Mais il introduit un intermédiaire supplémentaire entre celui qui publie et celui qui lit.

RSS repose sur une philosophie presque opposée. Il ne promet pas de découvrir à notre place ce qui est intéressant. Il suppose au contraire que nous sommes capables de choisir nous-mêmes les sources auxquelles nous accordons notre attention.

Et il accepte une conséquence devenue presque incongrue : si l’un de ces sites publie quelque chose de peu passionnant, nous le verrons quand même. Si un autre publie un excellent article qui ne déclenche aucun buzz, nous le verrons également. Le lecteur de flux ne récompense ni la polémique, ni la viralité, ni le titre le plus accrocheur. Il respecte simplement l’abonnement.

Voilà peut-être pourquoi RSS donne aujourd’hui une impression paradoxalement moderne. À une époque où tant de services rivalisent pour personnaliser, recommander et hiérarchiser nos lectures, ce vieux protocole propose quelque chose de presque radical : ne rien décider à notre place.

Mort ? WordPress et les podcasts n’ont visiblement pas reçu le mémo

À force de ne plus voir son petit carré orange dans les navigateurs, on pourrait croire que RSS a rejoint Netvibes au musée du Web. Pourtant, l’expérience que nous venons de faire raconte exactement le contraire : pour afficher le bloc précédent, je n’ai installé aucun système exotique. J’ai simplement réactivé le flux de ce blog et utilisé le bloc RSS fourni par WordPress.

Car WordPress génère nativement plusieurs types de flux, dont RSS 2.0. Un blog peut donc publier ses articles sous forme de pages Web pour les humains et, parallèlement, proposer automatiquement un flux facilement exploitable par un agrégateur ou un autre site. La technologie est tellement intégrée qu’on peut utiliser WordPress pendant des années sans même penser à son existence — ce qui était précisément mon cas avant d’écrire cet article.

Mais il existe un domaine où RSS est encore plus difficile à enterrer : le podcast.

Derrière l’application très moderne dans laquelle nous écoutons une émission se cache souvent un mécanisme délicieusement ancien. L’hébergeur publie un flux contenant le titre du podcast, ses épisodes, leurs descriptions et l’adresse des fichiers audio. Les plateformes viennent lire ce flux et découvrent ainsi qu’un nouvel épisode est disponible.

En 2026, Apple explique toujours dans sa documentation destinée aux créateurs que, lorsqu’un podcast est distribué par flux RSS, celui-ci doit respecter la spécification RSS 2.0. On peut difficilement trouver meilleur contre-exemple à l’annonce régulière de la mort du format : une technologie née à la fin du siècle dernier continue à transporter des émissions vers des applications installées sur nos smartphones.

Le plus amusant est que l’auditeur n’en sait généralement rien. Il ouvre son application, appuie sur « suivre » et reçoit le prochain épisode. RSS a cessé d’être visible sans cesser d’être utile.

C’est peut-être même la forme de survie la plus réussie pour une technologie : ne plus avoir besoin d’être à la mode, ne plus être un argument commercial, ne plus avoir son logo partout… et continuer tranquillement à faire son travail.

Le cas des podcasts permet d’ailleurs de voir très concrètement ce que transporte encore RSS. Si l’on donne à WordPress l’adresse du flux d’un podcast, son bloc RSS peut en afficher automatiquement les derniers épisodes : leur titre, leur date et éventuellement leur résumé. Le fichier audio lui-même est indiqué dans le flux par une information spécifique, appelée enclosure, que les applications de podcast savent interpréter pour proposer la lecture ou le téléchargement de l’épisode.

Autrement dit, derrière le bouton « nouvel épisode » de nos applications modernes circule encore très souvent un bon vieux fichier RSS.

On retrouve les épisodes, leurs dates et leurs descriptions parce que ces informations sont contenues dans le flux. Une application de podcast va simplement plus loin : elle sait également lire l’adresse du fichier audio associée à chaque épisode et proposer son écoute. Sous une interface moderne, le mécanisme reste donc étonnamment proche de celui qui alimentait autrefois nos petits cadres Netvibes.

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Le bloc ci-dessus lit le flux ; le lecteur ci-dessous exploite l’épisode qu’il décrit.

En 2026, à quoi peut encore servir RSS ?

Répondre « à lire des blogs » serait un peu court. En 2026, RSS peut surtout servir à reconstruire une veille personnelle qui ne dépend pas d’une plateforme unique.

Pour un enseignant, par exemple, cela peut signifier suivre quelques sites institutionnels, des blogs de collègues, des revues de mathématiques, des ressources pédagogiques ou des sites consacrés aux échecs. Pour un développeur, ce seront peut-être les annonces de projets, les billets techniques ou les publications de logiciels qu’il utilise. Rien n’oblige à choisir un seul domaine : l’intérêt est précisément de pouvoir mélanger ses propres centres d’intérêt dans un même lecteur.

Et les outils n’ont pas disparu avec Netvibes. Thunderbird, que beaucoup utilisent déjà pour le courrier électronique, sait toujours gérer des abonnements RSS. Des services spécialisés comme Inoreader permettent de construire son propre fil d’actualité à partir de flux choisis, tandis qu’un logiciel libre comme FreshRSS permet d’héberger soi-même son agrégateur si l’on souhaite garder davantage de contrôle.

Le geste reste presque identique à celui d’il y a vingt ans : on récupère l’adresse d’un flux, on l’ajoute dans son lecteur, puis on laisse celui-ci surveiller les nouvelles publications. La différence est surtout que le petit logo orange est devenu beaucoup plus difficile à trouver. Certains sites proposent encore clairement leur flux ; d’autres le génèrent sans même afficher de lien évident vers lui.

Mon propre blog en fournit un bon exemple. J’avais un flux RSS disponible grâce à WordPress, mais je l’avais tellement oublié qu’il était désactivé avant la rédaction de cet article. Quelques minutes plus tard, le voici de nouveau utilisable. RSS n’avait pas disparu : je ne pensais simplement plus à le regarder.

C’est peut-être aujourd’hui son principal obstacle. Techniquement, RSS reste extrêmement simple. Culturellement, nous avons perdu l’habitude de nous demander : « Ce site possède-t-il un flux auquel je pourrais m’abonner ? »

Pourtant, pour qui veut suivre régulièrement une vingtaine de sources sans dépendre de leurs publications sur Facebook, LinkedIn, X ou ailleurs, la solution vieille de plus de vingt ans reste étonnamment efficace : centraliser soi-même ce que l’on a choisi de suivre, puis lire quand on en a envie.

Du SEO au GEO : les machines aiment aussi les contenus bien rangés

Il serait tentant, à ce stade, de faire de RSS une nouvelle recette miracle pour le référencement. Ce serait aller beaucoup trop vite. Je n’ai aucune raison sérieuse d’affirmer qu’un site remontera mieux dans Google ou sera davantage cité par une IA simplement parce qu’il propose un flux RSS.

En revanche, RSS possède une qualité qui redevient particulièrement intéressante : il présente les contenus sous une forme simple, structurée et facilement exploitable par une machine. Un titre, une date, une adresse, une description, parfois un auteur ou un fichier associé : beaucoup d’informations essentielles sont déjà rangées proprement, sans qu’il soit nécessaire d’interpréter toute la mise en page d’une page Web.

C’est finalement assez proche d’une idée que j’évoquais dans SEO découvre, GEO tue : lorsque nous publions sur le Web, nous n’écrivons plus seulement pour un lecteur humain qui arrive avec son navigateur. Nos contenus peuvent aussi être découverts, indexés, agrégés, résumés ou cités par toutes sortes de logiciels.

RSS ne garantit évidemment rien dans ce nouvel écosystème. Mais il offre depuis plus de vingt ans exactement ce que l’on cherche aujourd’hui à reconstruire sous différentes formes : une manière propre pour une machine de savoir qu’un nouveau contenu existe, comment il s’appelle, quand il a été publié et où le trouver.

Il y a là un petit paradoxe délicieux. À l’heure où l’on parle de données structurées, d’API, de moteurs génératifs ou d’agents capables de parcourir le Web, un modeste fichier XML conçu à la fin des années 1990 continue à répondre à une question fondamentale : « Quoi de neuf ici ? »

Peut-être faut-il donc résister à la tentation de transformer RSS en nouvel acronyme à la mode. Son intérêt est justement ailleurs. Il ne promet ni classement, ni visibilité, ni trafic. Il fournit simplement un accès clair et standardisé aux dernières publications.

Et pour un Web de plus en plus lu autant par des machines que par des humains, ce n’est déjà pas si mal.

Le vrai luxe : choisir soi-même ce qu’on lit

Pendant vingt ans, le Web a perfectionné les outils capables de deviner ce qui pourrait nous intéresser. Les recommandations sont devenues plus fines, les fils plus personnalisés, les plateformes plus habiles à retenir notre attention. Et pourtant, au milieu de cette sophistication, RSS continue de proposer quelque chose de beaucoup plus simple : choisir soi-même ses sources.

Ce choix a un prix. Un lecteur RSS ne nous promet pas de nous surprendre à chaque ouverture. Il ne compense pas nos mauvais choix par une pluie de recommandations. Si nous suivons des sources médiocres, notre lecteur sera médiocre. Si nous en suivons trop, nous serons submergés. RSS ne nous débarrasse donc pas du problème de l’information : il nous en rend simplement responsables.

Mais c’est précisément ce qui le rend attachant aujourd’hui. Entre les réseaux sociaux, les moteurs de recherche et les assistants IA, une part croissante de ce que nous découvrons passe par des intermédiaires qui sélectionnent, classent et reformulent. RSS conserve une relation beaucoup plus directe : un site publie, nous sommes abonnés, nous pouvons le lire.

En rédigeant cet article, j’ai même redécouvert que mon propre blog possédait toujours son flux RSS. Il était là, oublié, au point que j’avais fini par le désactiver sans vraiment m’en apercevoir. Le réactiver aura finalement été une conséquence assez logique de cette petite plongée dans l’histoire du Web.

Netvibes a fermé ses portes. Le petit carré orange a quasiment disparu de nos navigateurs. Google Reader appartient depuis longtemps aux souvenirs. Pourtant, RSS continue discrètement à alimenter des blogs, des lecteurs de veille et une bonne partie de l’univers des podcasts.

On l’a peut-être cru mort parce qu’il ne faisait plus de bruit.

Mais les algorithmes n’ont jamais réussi à tuer cette idée toute simple : « Je sais qui je veux lire. Donnez-moi simplement ce qu’ils publient. »

Pour essayer RSS aujourd’hui : quelques lecteurs à connaître

Si cette plongée dans le passé vous donne envie de redonner une chance à RSS, inutile de ressortir une vieille sauvegarde de Netvibes. Les lecteurs de flux existent toujours, en ligne comme en local, et certains sont remarquablement simples à prendre en main.

Dans le navigateur : Inoreader

Inoreader est probablement l’une des portes d’entrée les plus simples. On crée un compte, on ajoute l’adresse de quelques flux et l’on retrouve immédiatement le principe de l’agrégateur : les nouvelles publications arrivent dans une interface unique. L’offre gratuite permet déjà de suivre largement assez de sources pour découvrir — ou redécouvrir — RSS.

C’est sans doute la solution que je conseillerais à quelqu’un qui souhaite simplement essayer, sans rien installer.

Sur son ordinateur : RSS Guard

Pour ceux qui préfèrent un véritable logiciel installé sur leur machine, RSS Guard est une solution libre particulièrement intéressante. Il fonctionne sous Windows, Linux et macOS et prend en charge RSS, Atom et plusieurs autres formats.

L’approche est plus proche du lecteur de flux traditionnel : on ajoute ses abonnements, on les range dans des dossiers et les articles sont récupérés directement par le logiciel. Pas de compte obligatoire sur un service extérieur pour simplement suivre quelques flux.

Thunderbird : le lecteur RSS que vous avez peut-être déjà

Autre possibilité souvent oubliée : Thunderbird. Le logiciel de courrier électronique de Mozilla sait également gérer les flux RSS et Atom. Les nouveaux articles apparaissent alors presque comme des messages, avec les mêmes possibilités de classement, de recherche ou d’archivage.

Pour quelqu’un qui utilise déjà Thunderbird sous Windows, Linux ou macOS, il n’y a donc même pas nécessairement de nouveau logiciel à installer.

Sur Mac : NetNewsWire

Les utilisateurs de macOS disposent également de NetNewsWire, un lecteur RSS libre et gratuit conçu spécifiquement pour l’écosystème Apple. Il fonctionne sur Mac, iPhone et iPad et peut synchroniser les abonnements entre plusieurs appareils.

Son slogan résume assez joliment tout cet article : davantage d’actualités, moins de bruit.

Et pour reprendre vraiment le contrôle : FreshRSS

Enfin, ceux qui aiment héberger eux-mêmes leurs outils peuvent regarder du côté de FreshRSS. Il s’agit d’un agrégateur libre que l’on installe sur son propre serveur. On obtient alors son lecteur accessible depuis un navigateur, tout en gardant la maîtrise de ses abonnements et de ses données.

Ce n’est évidemment pas la solution la plus simple pour commencer, mais elle pousse assez loin la philosophie qui traverse RSS depuis ses origines : choisir ses sources, choisir son outil et ne pas abandonner nécessairement sa veille à une plateforme.

Pour tester, il ne reste donc qu’à choisir un lecteur et à lui donner un premier flux. Par exemple celui de ce blog :

https://blog.site2wouf.fr/feed

Vingt-cinq ans de technologie Web résumés à une adresse que l’on copie et que l’on colle. Il y a finalement des idées qui vieillissent plutôt bien.

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