

Je suis né dans les prairies, là où les vents soufflent librement et où rien n’arrête la lumière du soleil. Je suis né là où il n’y a pas de barrières…
Ten Bears (1867)
Mise au point : ces mots ne sont pas de Geronimo, et je les lui avais attribués sur le premier T-shirt sans vérifier. Ils sont de Ten Bears — Parua-wasamen —, chef de la division Yamparika des Comanches, qui les prononce en octobre 1867 au conseil de Medicine Lodge Creek, devant les commissaires venus faire signer un traité.
La suite, qu’on cite moins, éclaire la première phrase : Ten Bears y refuse les maisons et les réserves, et rappelle que les Comanches ne demandaient rien d’autre que cet espace sans clôtures. C’est un discours de négociation, pas une rêverie — ce qui le rend plus fort, pas moins. Dire d’où l’on vient, avant d’entendre ce qu’on vous prend.
Le visuel est donc refait : le T-shirt porte désormais le nom de celui qui a parlé, avec un chardon en fleur — la plante des terrains libres, qui pousse là où personne ne l’a semée.
Geronimo, lui, avait une autre phrase à son nom dans cette boutique : « Quand le dernier arbre aura été abattu… », qui revient en réalité à Alanis Obomsawin, en 1972. Les grandes voix amérindiennes servent de signature commode à des phrases qui ne leur appartiennent pas — et plus la voix est célèbre, moins on vérifie.
Le premier visuel, celui qui signait Geronimo, reste disponible en boutique pour qui préfère la version d’origine :
