Le gambit Morra : sacrifier un pion dès le troisième coup

Le gambit Morra aux échecs : l'idée derrière ce sacrifice de pion en Sicilienne, et d'où vient le mot « gambit ».

L’étiquette « Sicilienne » réunit les parties ouvertes par 1. e4 c5 — la défense la plus jouée du répertoire noir, celle qui refuse la symétrie dès le premier coup.
Sur le blog elle prend deux visages. Celui des grands, d’abord, dans des positions posées en énigme : Tal à plusieurs reprises, Steinitz à Londres en 1870, Honfi, Kristinsson. Et celui du blitz, ensuite, où l’on cherche surtout à sortir l’adversaire de sa théorie : une série entière de gambit de l’aile, dans sa version Portsmouth (1. e4 c5 2. Cf3 Cc6 3. b4 ?!), qui a désormais sa propre page, et le gambit Morra, l’autre pion offert au troisième coup.
C’est ce qui fait la sicilienne : une défense si étudiée que les Blancs en viennent à donner du matériel pour éviter d’en parler.
Les ouvertures : Attaque est-indienne · Caro-Kann · Défense française · Défense moderne · Dunst-Perrenet Gambit · Gambit du roi · Gambit Morra · Gambit Portsmouth (Smirnov) · Partie espagnole · Partie Viennoise · Sicilienne — et l’ensemble des Miniatures.

Le gambit Morra aux échecs : l'idée derrière ce sacrifice de pion en Sicilienne, et d'où vient le mot « gambit ».

Les Blancs ont sacrifié pour arriver là et doivent conclure. Leur seul souci : le gardien du temple, le fou f6.

CC BY-ND photo credit: pfala Londres, Paris, Budapest… Les capitales européennes visitées l’une après l’autre, pour « la miniature du jeudi« … Nous sommes donc à Londres en cette deuxième moitié du XIXème siècle, plus précisement en 1870, année ou la France…

Le blitz commenté en direct : le grand maître Eloi Relange joue la Najdorf et raconte pendant qu'il joue.