Dans cette étude de Lasker, assez difficile, les Blancs materont dans 6 coups.
Les habitués de cette rubrique, qui commencent à me connaitre reliront le titre de ce billet, en guise d’indice à rebrousse-poils…
Solutions sous l’image :
La différence entre une étude et une partie réelle est la proportion de coups « de folie » plus importante en étude. Les Blancs vont ainsi, ici donner consécutivement leurs deux pièces : d’abord le fou, puis la Dame. Non ?
Si !
1. Fg8
La reprise est forcée sinon Dh7 mat.
1. … Txg8
2. Rf7! menaçant Dxg8 mat
2. … Txg6 3. fxg6
Et oui, on a tout donné… Mais une nouvelle Dame portera l’estocade rapidement 3. … h5 ( What else ?) 4. g7+ Rh7 5. g8D+ Rh5 6. Dg6# (La dame qui mate, n’était pas celle que vous croyiez ?)
Ecouter Tu m’as tout donné (Mike Brandt) sur mobileEmanuel Lasker: A Chess Biography With 1,832 Games
Donner ses pièces pour qu’un pion aille au bout : le procédé a deux autres illustrations ici. Chez Troitzky, en 1895, on promeut une dame pour la donner au coup suivant ; chez Sam Loyd, en 1876, on refuse la dame et l’on promeut un cavalier. (la notation algébrique, si besoin)