Le cavalier en c7, la plus jolie des conclusions

Plusieurs coups gagnent dans cette position, mais celui que Tal a trouvé — 23. Cc7+ — est de loin le plus joli.
Mikhaïl Tal (1936-1992), né à Riga, fut champion du monde en 1960 — le plus jeune de l’histoire à l’époque — avant de céder le titre à Botvinnik l’année suivante.
On l’appelait le magicien de Riga. Son jeu reposait sur des sacrifices que les analystes mettaient des jours à réfuter et que ses adversaires devaient réfuter à la pendule. Il dirigea la revue lettone Шахматы, où il commenta ses propres parties.
Portrait : Mikhaïl Tal en 1962, Harry Pot pour Anefo / Nationaal Archief — CC BY-SA 3.0 NL, via Wikimedia Commons.

Plusieurs coups gagnent dans cette position, mais celui que Tal a trouvé — 23. Cc7+ — est de loin le plus joli.

Pourquoi Tal, avec les noirs, a-t-il sacrifié sa Dame ?

Tal, avec les blancs, joue et fait mat rapidement. Comment ?

Contre Mikhaïl Botvinnik en 1961, Mikhaïl Tal a trouvé l’un des deux seuls coups gagnants. Ferez-vous aussi bien ?

Le roi noir est en danger, mais comment en profiter ? Tal joue Ce6 et déloge la dame.

Trois pièces à l'attaque, deux en défense : Tal donne sa dame en a3 et mate en deux coups.

Une jolie combinaison, typique de Tal, permet de capturer la Dame blanche. Comment ? Solution : 2. Rxg2 (forcé) et 2. … Tf2+ Simple et efficace

Dxh7 !, le roi prend, la tour monte en f3 : mat en quatre, et c'est simple comme bonjour.

La position est déjà gagnante pour les Blancs. Reste à voir comment Tal l'a prouvé, en deux coups clés.

La position sent la nulle, et pourtant : 1. Tb2 ! et les Noirs n'ont plus rien à jouer.

Une combinaison connue et toujours belle : Tal, avec les Noirs, mate à l'étouffé en quatre coups.

Un seul coup fait abandonner les Noirs — et derrière, un mat en cinq par la colonne ouverte.