Nimzowitsch raconte : mon préféré parmi mes enfants spirituels

Sixième épisode sur Mein System : une colonne est ouverte quand c'est votre propre pion qui manque. Comment on la fait naître, et pourquoi l'occuper n'est jamais le but.
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Sixième épisode sur Mein System : une colonne est ouverte quand c'est votre propre pion qui manque. Comment on la fait naître, et pourquoi l'occuper n'est jamais le but.

Un blitz imparfait, mais une miniature comme je les aime : le fou ressort par g7, le cavalier saute en g3, et les Noirs matent au 18e coup.

Marshall contre Lasker, 1907 : un coup de tour d'apparence anodine force l'adversaire à priver son propre cavalier de sa meilleure case.

Cinquième épisode sur Mein System : ne jamais chasser les pions tant que le développement est inachevé — sauf au centre. Et les deux gambits où le siècle a donné tort à Nimzowitsch.

Gambit Portsmouth en blitz : la dame noire se promène, le pion c file de c2 à c8. Les Blancs jouent et gagnent au 19e coup.

Défendre en attendant, c'est déjà perdre : deux finales à quatre tours où Capablanca immobilise les tours adverses et garde les siennes libres.

Quatrième épisode sur Mein System : un pion central libre est un évadé qu'il faut tuer ou emprisonner. La première apparition du blocus, et un cavalier au bord que le moteur approuve.

Une position gagnée perdue en trois coups, puis un gain simple manqué : les finales les plus fréquentes du jeu sont aussi celles qu'on maîtrise le moins.

Troisième épisode sur Mein System : échanger pour attirer une pièce sur une case compromise, liquider plutôt que rafistoler — et la variante où le moteur préfère le coup que Nimzowitsch interdit.

Attirer les défenseurs sur une aile, puis basculer à l'autre avant qu'ils ne suivent : le principe des deux faiblesses, appliqué aux finales.

Deuxième épisode sur Mein System : pourquoi Nimzowitsch refuse de compter les coups de pions comme du développement, ce qu'il appelle le centre, et une partie où les Noirs gagnent deux tours et perdent.

Capablanca demande à Sir George Thomas d'annoter sa propre partie, puis commente ses annotations. Un dialogue rare, où l'on juge les raisons plutôt que les coups.